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Formation spirituelle des papas II
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Mardyck


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Message Posté le : Dim 27 Jan - 18:29 (2008)    Sujet du message : Formation spirituelle des papas II Répondre en citant

Deuxième entretien : Amour de saint Joseph pour la pureté parfaite.

Saint Joseph est souvent représenté par les artistes avec un enfant sur le bras gauche et un lis à la main droite. Si l'enfant est le signe de sa paternité adoptive de Jésus, la blanche corolle du lis symbolise son amour pour la pureté parfaite.

En effet, exemple bien rare, peut-être inouï jusqu'à son époque, Joseph resta toujours vierge : c'est l'affirmation des Pères et des Docteurs les plus savants ; et saint Pierre Damien dans sa lettre au Souverain Pontife Nicolas II ne craint pas d'assurer que c'est la croyance et la foi même de l'Eglise.

***  
Dès son enfance, divinement éclairé par les rayons de la grâce, qui lui montraient les beautés de l'innocence, le futur père nourricier de Jésus ne cessa de veiller jalousement sur son imagination pour en écarter les fantômes troublants, et sur ses sens pour en fermer l’entrée aux impressions corruptrices. Ainsi, sous l’égide de la pitié et de la loi sainte, il cheminait, type accompli de force et de chasteté, lorsque Dieu l’appela à une nouvelle vie.
Comment la Providence s’y prit-elle pour rapprocher Joseph et Marie dans un mariage tout céleste ? C’est le secret du passé qui ne l’a point livré à l’histoire. La légende abonde en détails charmants, mais peu conforme à la vérité évangélique. Il est presque hors de doute que Joseph fut doucement prévenu par Marie qu’elle avait voué à Dieu sa virginité. La confidence aviva en lui l’amour de la vertu angélique ; et loin de renoncer à la fille de Joachim, il résolut, plein d’admiration pour elle, de l’épouser pour en être le serviteur et l’humble gardien.

Le mariage juif était constitué par deux actes : les épousailles et la réception de l’épouse dans la maison de l’époux. Les épousailles donnaient aux époux tous les droits du mariage ; pourtant la réception de l’épousée dans la maison de son époux s’accomplissait dans une fête spéciale, celle des noces, qui mettait le dernier sceau à l’union.

Devant les deux familles assemblées, Joseph, en remettant à sa très douce fiancée un anneau ou quelques objet précieux, s’engagea à la prendre comme épouse.

Jour heureux et pur que celui où sous le regard de Dieu leur Père, le cœur inondé d’une sainte joie, ils unirent leur vie l’un à l’autre ! Autour d’eux, l’allégresse fut grande parmi les parents et les amis ; plus grande encore parmi les anges qui se penchèrent sans doute afin d’être les témoins de cette céleste union.

Oui, c’en est fait, « Marie appartient à Joseph, dit Bossuet (Panégyrique de saint Joseph), et Joseph à la divine Marie ; si bien que leur mariage est très véritable, parce qu’ils se sont donnés l’un à l’autre. Mais de quelle sorte se sont-ils donnés ? Pureté, voici ton triomphe. Ils se donnent réciproquement leur virginité et sur cette virginité ils se cèdent un droit naturel. Quel droit ? De se la garder l’un à l’autre. Oui, Marie a droit de garder la virginité de Joseph et Joseph a droit de garder la virginité de Marie. Ni l’un ni l’autre n’en peut disposer et toute la fidélité de ce mariage consiste à garder la virginité. Voilà les promesses qui les assemblent, voilà le traité qui les lies. Ce sont deux virginités qui s’unissent pour se conserver éternellement l’une l’autre par une chaste correspondance de désirs pudiques ; et il me semble que je vois deux astres, qui n’entrent ensemble en conjonction qu’à cause que leurs lumières s’allient. »

***
 
 
Toujours plein de respect pour la pureté, Joseph, en même temps appelé par la Providence à être le soutien de la Reine des Anges, fut sans doute élevé à une plus claire vue de la beauté séraphique de cette vertu. Mais, lorsque, après les noces, il reçu Marie dans sa maison et put jouir habituellement d’une compagnie si sainte, son cœur montant plus haut encore au-dessus de toute pensée terrestre. Si la Vierge répandait autour d’elle le plus céleste parfum ; si ses regards et sa parole, au dire de Gerson, distillaient une rosée virginale capable d’éteindre les ardeurs de la concupiscence, quels effets son commerce ordinaire ne dut-il pas produire dans l’âme très docile de saint Joseph ?

Enfin, Jésus, enfant, adolescent, jeune homme, achèvera, par ses caresses d’abord et ses sourires, par ses entretiens ensuite, de porter au comble en Joseph la pureté la plus parfaite.

Ange visible dans une chair mortelle, l’humble artisan ne déparera point de sa présence la demeure de Jésus et de Marie, toute remplie d’anges invisibles en contemplation de ce qui s’y passera d’admirable et de mystérieux.

***  
Heureuses les âmes qui savent comprendre le prix de l’innocence ! Heureux ceux qui en entrant dans le cloître savent mettre à l’abri de toutes les atteintes ce lis incomparable ; heureux encore ceux qui dans le mariage même ont su, sous une inspiration que Dieu envoie quelquefois, conserver intacte une pureté parfaite à l’exemple des époux de Nazareth ! L’Eglise dans son histoire en compte qui furent illustres entre tous. C’est au IIIème siècle la vierge Cécile et son époux Valérien que les anges couronnent de lis et de roses ; c’est, au Vème, l’empereur Marcien et sainte Pulchérie ; au IXème, Alphonse II le Chaste et Berthe ; au XIème, Henri II, empereur d’Allemagne, qui put dire sur son lit de mort aux parents de son épouse saint Cunégonde : Vierge je l’ai reçu de vous, vierge je vous la rends ; c’est Edouard d’Angleterre avec Edith, et d’autres encore jaloux de marcher sur de si nobles traces. « De quelle éclatante beauté est parée la race chaste ; sa mémoire est immortelle ; elle est connue de Dieu et des hommes. Quand on l’a sous les yeux, on l’imite ; quand elle n’est plus là, on la regrette ; avec la couronne elle triomphe dans l’éternité, victorieuse dans des combats sans souillure. »

Si nous ne nous sentons pas appelés à une vertu si haute, efforçons-nous du moins de pratiquer la pureté exigée par notre état ; évitons avec soin ce qui la pourrait ternir ; mettons nos sens, notre esprit et notre cœur à l’abri du triple rempart de l’humilité, de la pénitence et de la prière.
_________________
"Je porte une croix ? Deo gratias !"

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Message Posté le : Dim 27 Jan - 18:29 (2008)    Sujet du message : Publicité

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