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9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc !
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Mardyck


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Message Posté le : Dim 28 Fév - 07:37 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant



Civitas lance un appel solennel à tous les Français afin que le 9 mai prochain, à 15 H 00, ils viennent nombreux honorer à Paris la Sainte Patronne de la France. Rappelons-nous que le deuxième dimanche de mai est le jour officiellement institué par l'Etat français pour fêter cette héroïne. Rappelons-nous l'époque où des foules immenses venaient au pied de sa statue se souvenir de la Sainte de la Patrie.



Accès au Comité de parrainage de l'hommage à Sainte Jeanne d'Arc


Entendez cet appel : le 9 mai 2010, grand hommage national des Français à Sainte Jeanne d'Arc
Civitas lance un appel solennel à tous les Français afin que le 9 mai prochain, à 15h, ils viennent nombreux honorer à Paris la Sainte Patronne de la France.
Rappelons-nous que le deuxième dimanche de mai est le jour officiellement institué par l'Etat français pour fêter cette héroïne. Rappelons-nous l'époque où des foules immenses venaient au pied de sa statue se souvenir de la Sainte de la Patrie.
A l'heure où l'on se perd en considérations sur l'identité nationale, quelle meilleure illustration de celle-ci enseigner à nos enfants que la vie de Sainte Jeanne d'Arc, exact contrepied des défauts qu'il nous faut éviter et admirable synthèse des vertus qu'il nous convient de pratiquer ?
D'emblée précisons, d'une part que notre démarche ne vise nullement à concurrencer un quelconque autre hommage à Sainte Jeanne d'Arc, d'autre part qu'elle ne demande à ses participants aucune allégeance à un quelconque mouvement. Il ne s'agira pas non plus de marcher derrière des banderoles de Civitas : le drapeau du jour sera celui frappé aux armes de Sainte Jeanne d'Arc. C'est ce drapeau (présent sur place en centaines d'exemplaires) qui forgera l'unité des participants à cette journée. Dans ce souci de pérenniser l'hommage annuel à Sainte Jeanne d'Arc, Civitas entend simplement jouer un rôle d'organisation et de coordination de façon à permettre à tous les Français de se retrouver autour de ce modèle édifiant pour chacun de nous. 
Jeanne, patronne de la France
Soyons d'humbles et fidèles héritiers de Sainte Jeanne d'Arc. Déjà les Français du XVème siècle n'ont connu la victoire contre l'envahisseur qu'en suivant la jeune paysanne de Domrémy. Et l'Eglise, en donnant Jeanne pour patronne à la France, nous la propose comme un modèle tout particulier à imiter. Le spectacle de la jeune sainte constitue le meilleur entraînement pour réagir contre le manque de persévérance dans les combats. En effet, cette faible fille de Lorraine a donné l'exemple d'une extraordinaire endurance en faisant face hardiment aux innombrables difficultés physiques, morales et politiques rencontrées, entraînant roi et capitaines à une lutte incessante.
De Sainte Jeanne d'Arcà Sainte Thérèse de Lisieux
Aujourd'hui, face à tant de sources d'inquiétudes secouant notre société et semblant humainement insurmontables, l'exemple de Sainte Jeanne d'Arc montre comment il est nécessaire d'ajouter à la prière - ô combien indispensable - une action efficace, persévérante et ardente. Il faut souligner combien la campagne de Jeanne d'Arc avait inspiré la contemplative Sainte Thérèse de Lisieux, qui parlait de sa "sœur chérie" à propos de la sainte guerrière pour laquelle elle avait une profonde admiration.
"C'est ainsi qu'en lisant les actions patriotiques des héroïnes françaises, en particulier celle de la Vénérable Jeanne d'Arc, j'avais un grand désir de les imiter..." (Manuscrits autobiographiques - éditions du Carmel de Lisieux)  
Le souci du Biencommun
Il y a dans sa mission toute la poésie primitive de l'épopée. Elle est à elle seule tout le roman de chevalerie dont l'imagination du Moyen Âge s'était enchantée, avec son triple élément de grâce féminine, d'héroïsme et de religion. On trouve chez elle la spontanéité qui se remarque chez les êtres de génie mais aussi la simplicité dans les dons extraordinaires. Elle incarne à merveille la droiture et le désintéressement. Elle est préservée du vice subtil de la vaine gloire.
A une époque où il faut tout reprendre à la base, on comprendra notre insistance à honorer la sainte de la Patrie. En effet, à l'accomplissement des tâches temporelles sont directement ordonnées les vertus qui nous font tragiquement défaut aujourd'hui : les vertus naturelles ou morales qui ont pour finalité le bien commun, le bien de la civilisation, vertus qui ont brillé d'une façon particulièrement sensible dans la vie de Sainte Jeanne d'Arc.
Le 9 mai prochain, tous présents pour honorer Sainte Jeanne d'Arc !
Alain Escada, Secrétaire général de l'Institut Civitas


Le 9 mai 2010, derrière sainte Jeanne d’Arc
On a entendu parfois les propos scandalisés de certains du fait que des chrétiens, engagés dans la politique, « annexaient » sainte Jeanne d’Arc. Les auteurs de ces propos ont oublié qu’à une certaine époque, ils étaient les mêmes qui, à la suite de Michelet, présentaient, avec le Parti communiste, Jeanne d’Arc comme une milicienne ; mais ils ont surtout oublié saint Pie X  qui proclama Jeanne d’Arc, patronne du patriotisme chrétien.
Une sainte guerrière
Pour nous, retenons que Jeanne d’Arc, d’une part, est sainte et, d’autre part, qu’elle a une mission politique directement ordonnée au bien commun et temporel de sa patrie.
L’histoire de sainte Jeanne d’Arc constitue la preuve historique que Dieu ne se désintéresse pas des cités terrestres, qu’il en est le Maître et que son Fils Jésus-Christ est le Roi de la société, en particulier des nations, comme il est celui des âmes. Par ses actes comme par ses paroles, Jeanne soutient le principe fondamental de la sagesse politique. Non seulement, elle conduit le Dauphin à Reims, mais elle rappelle fortement le sens du Sacre. Charles, même couronné, ne sera jamais que le lieutenant – le tenant lieu – du vrai roi de France qu’est Notre Seigneur Jésus-Christ. Et Jeanne tient à ce que la leçon soit mise par écrit. Elle  a bien voulu nous faire comprendre que le vrai souverain de la France était Dieu et que le roi tenait de Lui son trône en commande.
Cet enseignement était nécessaire, il l’est encore plus de nos jours, car Dieu sait si le naturalisme de la fin du Moyen Âge fait pâle figure comparé à celui dont nous souffrons. L’enseignement de sainte Jeanne d’Arc n’ayant pas été compris par son temps, le laïcisme et le naturalisme ayant multiplié leurs conquêtes à partir de la Renaissance, pour triompher dans les institutions publiques en 1789, il faudra attendre quatre siècles pour obtenir la canonisation de Jeanne.
Sainte Jeanne d’Arc nous rappelle donc le fondement de l’ordre politique : l’ordonnance à la cité de Dieu, du temporel à l’éternel, du naturel au surnaturel.
« En toute chose, dit le proverbe, il faut considérer la fin », et le bon sens populaire s’accorde avec le précepte de l’Evangile : « Cherchez d’abord le royaume de Dieu et le reste vous sera donné par surcroît ». Or, ce n’est pas seulement sa vie privée que l’homme doit diriger vers la fin éternelle, mais aussi sa vie sociale, car comme l’ont dit et redit les papes Pie XI et Pie XII, la personne n’est pas faite pour la société, c’est la société qui est faite pour le bien de la personne. Ainsi donc les institutions civiques et sociales sont bonnes dans la mesure où elles  facilitent la recherche et la possession de Dieu. Elles sont mauvaises dans la mesure où elles s’en éloignent. Ceci fait ressortir - comme l’a affirmé plusieurs fois l’Eglise - l’absurdité du socialisme naturaliste qui renverse les choses en faisant, du bien temporel de la société, la fin suprême de l’homme.
Quel rapport que tout cela avec sainte Jeanne d’Arc ? Eh bien justement sa vie a été l’éclatante illustration de tout ceci. L’appel à Dieu dans la prière, la pratique des sacrements, le recours à la pénitence ne dispensent pas des autres moyens où seraient mis en exercice nos vertus naturelles, nos vertus guerrières. A ce propos, certains se sont étonnés - et s’étonnent encore - qu’une sainte, vénérée par l’Eglise, soit présentée sous l’aspect d’une vierge guerrière ardente au combat, entraînant son armée au plus fort des batailles à la manière des grands capitaines dont l’histoire retient les noms prestigieux. A ceux-ci, a répondu le magnifique cri d’enthousiasme et de foi qu’au procès de canonisation, lança le cardinal Parocchi, évêque d’Albano.
« Il faut qu’elle entre dans l’Eglise comme elle entra dans Orléans, casquée, cuirassée, lance haute, par les grandes portes ouvertes et tous les ponts-levis baissés »
C’est sur cette vision sublime que Jeanne d’Arc, béatifiée il y a 100 ans, vivante synthèse des deux vertus complémentaires d’héroïsme et de sainteté, reçut la consécration suprême en la basilique Saint-Pierre de Rome. Elle entra au Paradis comme dans l’histoire, en armes et à cheval et il est impossible de le concevoir autrement, n’en déplaise à ceux qui, aujourd’hui, jouent les vierges effarouchées, véhicules d’une charité invertébrée. Jeanne d’Arc est sainte, bien sûr, mais nous aimons retrouver en elle l’étonnante figure du chef de guerre qui la place au premier rang des grands stratèges. Il nous plaît de voir un grand stratège élevé sur les autels. Au Moyen  Âge, on le comprenait : tout chef de guerre, même et surtout s’il occupe le sommet de la hiérarchie, est aussi un combattant, donnant au cœur de la mêlée l’exemple des vertus guerrières qui sont la condition première de la victoire. Chez sainte Jeanne d’Arc, bravoure et réflexion s’allient en un parfait équilibre qui fait d’elle le modèle idéal du chef de guerre dans l’acception la plus complète et la plus juste du terme.
C’est donc cette personnalité guerrière de combattante, suprêmement étonnante chez une jeune fille de 17 ans,  qui nous donnera l’élan de l’honorer publiquement le 9 mai prochain.
Agir pour et avec Dieu
Les moyens surnaturels dispensent-ils des autres moyens où seraient mises en exercice les vertus naturelles ? Non. Pourquoi en France - cette France autrefois peuplée de millions de catholiques pratiquants (je sais que le concile est passé là-dessus comme un souffle terriblement destructeur) - pourquoi donc en France les catholiques se révélèrent maintes fois inefficaces dans le combat contre-révolutionnaire ? Pour deux raisons. Il y en a certainement d’autres et je ne prétends pas les épuiser. Parce que trop de catholiques n’ont pas soutenu leur combat politique par une vie chrétienne véritable et profondément vécue, et aussi, parce que beaucoup de catholiques se sont dispensés de toute action civique ; beaucoup se sont dit « Dieu donnera la victoire ». Oui, mais c’est oublier la première partie de la phrase : « les hommes d’armes batailleront et Dieu donnera la victoire ».  Il faut se rappeler que c’est à partir de notre nature, et au cœur de notre nature, que la grâce surnaturelle nous sanctifie et nous divinise en quelques sorte.
Nous demanderons à Dieu qu’Il fasse de nous, au poste où nous sommes, des soldats toujours plus généreux, toujours plus lucides, toujours plus prudents mais avisés, à l’exemple de sainte Jeanne d’Arc, patronne de la nation, elle qui apparaît, parmi tous les saints et dans le domaine du combat pour une cité catholique, comme l’une des meilleures insertions de la grâce dans la nature. Elle a su, en vue de la fin proposée, utiliser tous les moyens techniques, tous les moyens humains, toutes les ressources naturelles dont elle disposait, en elle et autour d’elle. Là, cette enfant de lumière était plus forte que les fils des ténèbres. Le but principal de la mission de Jeanne d’Arc - a-t-on dit - c’est la proclamation de la royauté de Notre Seigneur Jésus-Christ. Depuis que l’Eglise l’a placée sur les autels, elle est en effet devenue l’héroïne de cette cause. Mais, il ne faut pas en fausser les perspectives, se garder de laisser dans l’ombre qu’elle a confessé cette royauté par l’accomplissement et sous le sceau d’une mission spécifiquement nationale. Elle a exalté le Christ Roi en affirmant et même en soutenant, jusque par les armes, la particulière royauté du Christ sur la France. Elle a rendu gloire en allant droit aux réalités d’ici-bas pour étendre sur elles le royaume de Dieu.
Elle a rétabli, à la tête des armées, un édifice politique dont la clef de voûte était et devait rester le Christ. Or, on ne comprend plus aujourd’hui ce réalisme surnaturel.
L’influence de l’humanisme  païen - une fausse religion de l’Etat plus prompte à tout abandonner à César qu’à enseigner ce que César, lui-même, doit à Dieu - en nous accoutumant au laïcisme, a éteint en nous le sens surnaturel des destinées nationales. Cette suzeraineté du Christ a fait figure de naïve coquetterie, de patriotique égoïsme, dépassés par la pensée moderne ; mais les peuples, sensibles en cela aux individus, auraient-ils une histoire si le pouvoir divin ne s’exerçait différemment sur eux selon des héritages divers, reçus de Celui qui a pris possession de l’Histoire ?
L’épopée de sainte Jeanne d’Arc se situe dans la ligne du plan divin sur le monde. Elle prend place dans la suite des événements-clefs qui, depuis l’événement du Christ, jalonnent la route des nations et l’histoire de l’Eglise.
En attendant de célébrer en 2020 le centenaire de sa canonisation par Benoît XV, préparons cet événement le 9 mai prochain.
Tous au défilé du  9 pour que vive Jeanne, vive la France.
Abbé Xavier BEAUVAIS
 
 
Renseignements et demande de participation au Comité de parrainage  
Institut Civitas
17, rue des Chasseurs
95100 Argenteuil 
01.34.11.16.94
www.civitas-institut.com  
  Pour tout savoir sur Civitas et France Jeunesse Civitas
Rendez-vous sur la page qui leur est consacrée
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Message Posté le : Dim 28 Fév - 07:37 (2010)    Sujet du message : Publicité

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Mardyck


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Message Posté le : Mar 23 Mar - 08:29 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant


Hommage national à sainte Jeanne d'Arc- Dimanche 9 mai 2010 
 
Sainte Jeanne d’Arc, modèle de sainteté politique
Abbé Bruno Schaeffer  
  
L’histoire et la mission de Sainte Jeanne d’Arc comportent tous les éléments éclairant notre combat politique, elles suivent l’ordre naturel et l’ordre surnaturel, les croisant dans la devise célèbre de notre héroïne nationale : « Messire Dieu premier servi ». Cet ordre, c’est d’abord la naissance dans une famille chrétienne, dans l’éducation maternelle, avec l’appui d’une paroisse chrétienne, de la doctrine et des sacrements. Tel est l’ordre établi par Dieu, dans sa création et dans sa grâce.
Le deuxième miracle, si l’on peut dire, c’est le recours aux institutions légitimes de la nation française, la monarchie avec sa loi de succession, son caractère surnaturel  continué dans le sacre.  Enfin le prix de cette restauration de l’ordre temporel, c’est le sacrifice rédempteur de Jeanne, l’amour de Dieu l’emporte définitivement sur l’amour d’elle-même dans les flammes du bûcher de Rouen.
Nous pouvons être fiers et disciples de notre héroïne nationale, nous avons à apprendre d’elle la sainteté, elle éclate dans la limpidité d’une âme aimant Dieu sans retour sur elle-même dans l’obéissance et la docilité jusqu’à la fin de sa vie. Elle est l’instrument dans les mains de Dieu pour le salut de la France occupée par les Anglais, réduite à l’autorité d’un Dauphin en déroute et doutant de lui-même. La réponse vient d’un cœur de vingt ans résolu de tout souffrir pour accomplir la tâche assignée à sa faiblesse par le Bon Dieu. Son audace et son courage, Jeanne les puisent dans un renoncement à toutes les choses terrestres, dans son attachement à Dieu seul : « Je m’en remets de tout à Dieu pour créateur, dira-t-elle à ses juges, je l’aime de tout mon cœur, je m’en remets à mon juge, c’est le roi du ciel et de la terre ». Elle-même dans ses paroles définit sa sainteté. Don total de Jeanne parce qu’elle a entendu dans son coeur et sur son pays souffler la voix de Dieu.
En ce XVème siècle troublé, Dieu voulait une vierge inspirée pour redresser les voies de la Chrétienté en péril. Il se choisit une petite paysanne pour triompher au mépris des diplomates, des savants et des grands de ce monde. La marque divine est assurée. Une jeune paysanne de dix-sept ans pouvait-elle sans la volonté d’en haut affronter les hommes de guerre et ceux du pouvoir ?  Traverserles combats et les bandes de pillards, aller sur les grands chemins, les rivières, forcer les ponts-levis et aller jusqu’au Roi ? Combattante, elle se jette sur les bastides anglaises, elle entraîne les hommes d’armes pourris par les cantonnements des arrières. Elle renverse les intrigues, les inerties, les trahisons pour conduire à Reims un pauvre prince et en faire un roi. Puis, à 19 ans, elle se retrouve en prison les fers aux pieds, privée de la Sainte Eucharistie, un an de cachot, trois mois de procès, puis ce supplice l’horrifiant,  le feu où elle va mourir, s’écriant entre deux invocations du nom de Jésus « Mes voix étaient bien de Dieu ». Elle persiste jusque dans la mort par le témoignage de sa foi.
Telle est l’épopée de Jeanne, ses victoires, sa prison et sa mort. Le lien entre l’obéissance et la charité resplendit dans sa docilité et son humilité. « Sans la grâce de Dieu, déclare-t-elle, je ne saurais rien faire, tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par commandement de Notre-Seigneur ». Nous découvrirons ensemble Jeanne comme modèle de perfection chrétienne et comme sainte politique.
 
I – Jeanne, modèle de perfection chrétienne
Dieu est à l’œuvre. Jeanne a 12 ans, elle garde les troupeaux familiaux. Une voix du ciel l’avertit : « Jeanne, tu es celle que le Roi du Ciel a choisi pour le relèvement du Royaume de France. Le Roi du Ciel l’ordonne et le veut, la volonté qui s’accomplit dans le ciel, s’accomplira sur la terre ». Il en résulte chez Jeanne une plus grande piété prouvant que le ciel lui donne son éducation spirituelle. De Saint Michel, elle apprend la grande pitié du Royaume de France, en même temps elle reçoit une préparation aux objectifs politiques et militaires. Si bien que lorsque vient le moment de partir, elle ne s’étonne de rien, elle sait comme elle doit agir dans les conseils politiques comme sur les champs de batailles. « Je suis née pour cela », elle l’affirme : « Il faut que j’aille vers le Gentil Dauphin, c’est la volonté du Seigneur, le roi du ciel, que j’aille vers lui, dussé-je m’user les jambes jusqu’aux genoux ». A l’heure du départ, elle dit clairement à Jean de Metz : « Il n’est personne au monde, ni roi, ni duc, ni fille du roi d’Ecosse, ni autres qui puissent secourir le royaume de France. Il n’y a de secours à espérer que de moi ».
Sa mission politique lui est dictée d’en haut, elle la reçoit dans l’humilité, la Providence indique tout. Les obstacles ne l’effrayent point. « Quand j’eusse eu cent pères et cent mères et que je fusse fille de Roi, je serai partie ». Elle en témoigne lors au procès car « mes dits et mes faits sont de la part de Dieu ». Dans cette soumission à la volonté divine, elle puise la force de passer outre aux tendresses familiales. Pour suivre ses voix, elle s’arrache aux siens « Va, fille de France ». Elle va, passant outre les dires des juristes, des conseillers et des politiciens à l’affût des trêves, « Vous avez été à votre conseil, leur rétorque-t-elle, j’ai été au mien qui vaut mieux que le vôtre ». Il lui faudra parler devant les grands, ne rien céder à l’opposition des puissants, à l’inertie du Roi. Elle affronte les autorités prêtes aux compromis, elle menace le roi étranger, remonte le moral des populations abattues et impose à l’armée le respect de Dieu.
La foi de Jeanne emporte tout, communicative elle devient irrésistible. Elle a parfaitement compris que c’est le péché mortel qui fait perdre les batailles. Aux hommes d’armes déjà surpris d’avoir à s’enrôler sous la bannière d’une jeune fille, elle impose « qu’ils se missent en état d’entrer en la grâce de Dieu et que s’ils sont en bon état avec l’aide de Dieu, ils obtiendront la victoire ». La veille du grand combat d’Orléans, elle fit publier que « nul n’alla le lendemain à l’assaut s’en s’être présenté à confesse ». Aussitôt, la victoire remportée, elle envoie son chapelain « avertir publiquement tous les hommes d’armes de confesser leurs péchés et de rendre grâce à Dieu de leur victoire. Sans quoi, elle ne resterait pas parmi eux, et les laisserait là ». Devant Paris, c’est la retraite imbécile, « la ville eut été prise » soutient Jeanne mais l’archevêque de Reims est là, il prêche la modération : « Composons, composons, la paix, la paix ». Le lendemain, Jeanne sentant la trahison, sa mission change de forme. Ses ennemis la disent sorcière, la volonté royale s’embrouille dans les compositions diplomatiques. Sous les remparts de Melun, une voix lui souffle « Il faut que tu sois prise ». Dans la perspective du procès devenu le mémorial de ses victoires et de sa passion, le témoignage de cette charité supérieure suprême où la vie s’offre à l’exemple du Christ au calvaire.
Elle sera brûlée vive pour n’avoir pas voulu renier cette mission surnaturelle dans le temps. Cette jeune fille sans instruction va tout de même tenir tête à cinquante huit juges. Elle triomphe des pièges des théologiens, des canonistes. L’un de ses juges s’en aperçut « Je pense que ce n’est pas elle qui parlait, mais qu’en elle parlait l’Esprit ». Elle admoneste vivement Cauchon : « Evêque, vous dites que vous êtes bon juge, prenez garde à ce que vous faites, car en vérité je suis envoyée de Dieu et vous vous mettez en grand danger ». Au moment de partir au bûcher, elle s’écrie à nouveau : « Si je ne disais que Dieu m’a envoyé, je me damnerai, Dieu aidant, j’espère aller en paradis ».
Telle est l’âme de Jeanne, en elle retentit le Fiat de la Sainte Vierge, tout y est relatif à Dieu.
 
II – Jeanne, Sainte politique
Dieu a fait d’elle la grande sainte de la charité politique, pour appeler à sa suite toutes nos nations à reprendre le chemin du bien commun ouvrant sur le bonheur du ciel. « Tu es phare de civilisation, proclame Pie XII, et l’Europe civilisée et le monde te doivent ce qu’il y a de plus sacré et de plus sain ; de plus sage et de plus honnête chez tous les peuples, ce qui exalte et fait la beauté de leur histoire ». Nous le croyons et l’espérons comme une extrême nécessité. « J’eus cette volonté de croire » avoue Jeanne. Sa politique procède d’en haut, elle a la marque divine, par là elle est présente à toute politique désireuse de la réalisation d’un bien commun temporel s’entrecroisant avec la mission de l’Eglise. Le premier regarde la terre mais il n’oublie pas avec le second : orienter nos âmes vers le jugement de Dieu. Toute la mission de Jeanne le crie, elle est l’artisan d’un ordre chrétien où se conjugue la nature et la grâce, cette pax donnée par le Christ, vainqueur de la mort. La présence de Jeanne nous invite au combat politique, fondé sur la fidélité aux vertus théologales de foi, d’espérance et de charité.
N’oublions pas sa bravoure militaire, elle frappe tout le monde, son courage et sa science militaire surprennent. Suivant son mot d’ordre « hardiment », elle accourt et se bat là où est le péril, elle persiste lorsque les autres abandonnent. Jamais elle ne commande la retraite, jamais elle n’envisage la défaite. Blessée au siège de Paris, il faut l’arracher de force du fossé où elle combat. La force de tenir puis de passer à l’attaque, dans sa certitude inébranlable du secours divin avec lequel elle bouscule des obstacles humainement insurmontables. La flamme du bûcher, consumant son corps, inscrit dans le ciel que Dieu seul a sauvé la France.
Jeanne est pour nous un modèle, mais aussi un avertissement face à trop de complaisance envers les comportements du monde, elle balaye de son épée nos propres théories et nos recettes politiques. La politique de Jeanne est le contraire de la laïcité excluant la foi et le surnaturel de la cité. Au milieu de nos générations ébranlées par le doute, tentées par le désespoir, Jeanne est l’expression de notre identité française, d’une histoire façonnée par l’ordre naturel et divin. La puissance du mal ne l’empêche pas d’agir, de sorte que Jésus-Christ seul assurera la défaite finale de l’ennemi.
L’objet de la mission temporelle de Jeanne est politique, rétablir l’autorité dans la cité, car d’elle vient la relation du bien privé au bien commun. Cette visée politique se place dans le sens de la réalité, nous sommes des êtres dépendants de Dieu. Cette vision de la politique écarte les obstacles humains, elle ne se détermine ni par l’esprit de parti, ni pour des intérêts particuliers mais pour l’ordre réel. « Celui, dit le pape Pie XI, de la bonne, de la vraie, de la grande politique, celle dirigée vers le plus haut bien et le bien commun… Tel est ce domaine où la politique qui regarde les intérêts de la société toute entière et qui sous ce rapport est le champ de la plus vaste charité, de la charité politique dont on peut dire qu’aucune autre ne lui est supérieure, sauf celui de la religion ».
Jeanne est là pour le sacre, pour l’intégrité du territoire, elle saisit le problème concrètement. Ce faisant, elle réalise l’union indispensable de la politique nationale et de la religion dans l’unique réalité française. Elle la proclame, elle la défend et la fait émerger d’un immense chaos. Ce n’est pas une sainteté dans les nuages, son sens aigu du bien commun ne se perd pas dans un océan de religiosité humanitaire. Sa foi et son civisme, greffés l’un sur l’autre, sont plantés dans la même terre de France. Pas d’abstraction, pas de « double vérité », la sotte conception de la séparation du religieux et du politique ne l’affleure même pas. Inspirée de Dieu, elle sait que les deux sont inséparables, se compénètrent car ils s’adressent aux mêmes hommes, tout en conservant leur finalité propre en rapport néanmoins avec notre fin ultime.
La partie qui se joue devant Jeanne n’est pas différente des défis actuels, invasions étrangères, trahison des princes et des clercs, démission des corps constitués. En célébrant Sainte Jeanne d’Arc, nous réunissons le national et le religieux, sans nous inquiéter des bons apôtres toujours prêts à s’entendre avec l’ennemi. Nos adversaires sont bien semblables à ceux qui traitent Jeanne de sorcière, de ribaude, d’hérétique, d’invocatrice du démon. Lors de son procès, on l’accuse de « s’opposer à tous les traités de paix, d’inciter les hommes d’armes à la guerre, au meurtre, de faire répandre le sang humain… » Mais pour Jeanne, la première exigence de la vie nationale, c’est l’existence et l’intégrité du territoire, la restauration de l’autorité. Elle appelle cela « la bonne querelle du royaume de France ». Pas de détours, elle va directement au but, ce qu’il faut c’est la délivrance d’Orléans, le sacre du Roi, le départ des Anglais. « Je suis venue pour bouter l’ennemi hors de notre France ». S’ils ne veulent pas en convenir, « elle leur entrera dedans » et elle le fait. Elle offre la paix, mais dans l’honneur, sans question de fléchir sur le prestige et les droits de la patrie. Aux illusionnés de la paix, elle déclare : « la paix nous ne l’aurons qu’ au bout de la lance ». La paix n’existe pas en dehors de la justice, sans l’ordre et sans l’unité. Cette unité repose pour Jeanne dans le partage unanime d’une même foi religieuse et nationale.
Elle appelle tous les Français de son temps et du nôtre à cette solidarité pour la patrie. « Plus il y aura ensemble de sang de France, mieux cela vaudra » et tous se mobilisent. Le pays est là tout entier : miracle bien français et toujours possible si la France veut retrouver en Jeanne, son âme, sa foi et son œuvre, si en face des idéologues malfaisants et des traîtres, la foi rend aux Français la ferveur des heures glorieuses de son histoire.
Nous l’avons vu la politique de Jeanne, c’est d’abord la subordination de l’autorité humaine à l’autorité divine. La fidélité de la nation à elle-même, à son intégralité morale et matérielle. C’est la justice sociale, l’amour du peuple dans l’accord harmonieux des libertés naturelles garanties par l’autorité.
La reconquête commence dans nos familles capables de faire jaillir d’autres Jeanne, dans les communautés, bases de la réalisation du bien commun, dans la restauration à tous les niveaux , familles, métiers, cités, de la notion de Bien Commun.
La mission de Jeanne continue, ses voix ne nous disent pas autre chose, elles nous dictent d’aller hardiment au combat que Dieu réclame de nous. Avec des cœurs dépouillés des péchés, des cœurs « doux et humbles » à l’image du Cœur Sacré de Jésus mais en même temps magnanimes –« les hommes d’armes batailleront, Dieu donnera la victoire », le message est toujours actuel « Je veux régner, révèle Jésus à Sainte Marguerite-Marie, et je régnerai malgré Satan et tous ceux qui voudraient s’y opposer ».
A la suite de Jeanne, Dieu attend notre générosité, l’élan de notre charité et Il nous donne gratuitement la grâce d’accomplir, non ce qui vient uniquement de nous, mais ce qui naît directement de lui. Sainte Jeanne d’Arc et la cohorte de nos héros nationaux, en tous temps de notre histoire nous en fournissent la preuve et la conviction d’un combat utile et à l’heure de Dieu  victorieux.
Le 9 mai 2010, tous à Paris pour honorer Sainte Jeanne d'Arc !
Abbé Bruno Schaeffer
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Rita


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Message Posté le : Mar 23 Mar - 11:58 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Wooouf!
Un peu indigeste ton texte, Mardyck. Fais -nous donc un résumé!
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Criez, criez! Le silence salit tout. (Ste Catherine de Sienne)


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Mardyck


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Message Posté le : Mer 24 Mar - 07:28 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Pourtant il n'y a pas beaucoup de mots de plus de trois syllabes...

En résumé :
TOUS LE 9 MAI à PARIS POUR HONORER
SAINTE JEHANNE d'ARC et PRIER
POUR NOTRE FRANCE !!!


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"Je porte une croix ? Deo gratias !"

Pourquoi la Tradition Catholique ? Pour ça !


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Rita


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Message Posté le : Mer 24 Mar - 08:39 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Ah, ben c'est plus clair comme ça!
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Criez, criez! Le silence salit tout. (Ste Catherine de Sienne)


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Evelyne


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Message Posté le : Mer 24 Mar - 10:52 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Ah, ça va mieux comme ça, Mardyck !
Heureusement que Rita, veille !


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Rita


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Message Posté le : Mer 24 Mar - 14:27 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

J'espère que vous y serez , Evelyne, au lieu de vous moquer! Mr. Green
Vous êtes d'humeur taquine, en ce moment?
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Criez, criez! Le silence salit tout. (Ste Catherine de Sienne)


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Evelyne


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Message Posté le : Mer 24 Mar - 14:35 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Aahahahahahah Rita ! Moi...ta...qui...ne ! Comme c'est bizarre !

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Sobieski


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Message Posté le : Jeu 25 Mar - 20:33 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant


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J'aime l'oignon quand il est bon !


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Evelyne


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Message Posté le : Jeu 25 Mar - 20:39 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Euh Sobiesky, j'ai rien dans votre post ?

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Mardyck


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Message Posté le : Ven 26 Mar - 09:49 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Visiblement il n'y pas que l'oignon qui soit bon pour Sobieski...

La preuve en image :


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Evelyne


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Message Posté le : Ven 26 Mar - 12:43 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

Ouhhhhhhhhh lala....
C'était ça l'image !
Ah bon, en plus de l'oignon, il s'abreuve à la Vodka...non d'un chien ! il doit avoir chaud après....


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Mardyck


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Message Posté le : Ven 23 Avr - 12:11 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant


Hommage national à sainte Jeanne d'Arc- Dimanche 9 mai 2010 
 
Pourquoi je vais au défilé de Sainte Jeanne d’Arc à Paris, le dimanche 9 mai à 15h
Par le Père Jean-Jacques Marziac (Coopérateurs du Christ-Roi)  
  Premièrement, parce que notre doulce France est à peu de choses près dans la même situation qu’au XVème siècle. Dois-je préciser ? Peut-être ne serait-ce pas de trop en effet pour certains de nos jeunes gens à qui on a appris l’histoire à l’envers, afin de la rétablir à l’endroit. Comparons donc : d’un côté, la France du XVème siècle envahie par les Anglais, les Français vassaux de Henri V, le brigandage un peu partout, l’autorité du roi de France impuissante à rétablir l’ordre. De l’autre, la France du XXIème siècle envahie par des millions d’étrangers, l’insécurité croissante dans certaines banlieues, le Président faisant des grimaces. Pas de doute, plus que jamais il nous faut une Sainte Jeanne d’Arc : prions donc la sainte de la Patrie pour que notre nation redevienne catholique et française.
Deuxièmement : étant royaliste depuis l’âge de quinze ans, je voudrais que sainte Jeanne d’Arc intervienne auprès de Dieu pour qu’un roi de droit divin revienne sur le trône de France. Car notre pays a été civilisé et christianisé par un millénaire de monarchie, de Clovis à Louis XVI. Mais pourquoi suis-je royaliste ? Parce que j’appartiens à cette génération qui a connu la plus grande défaite de l’histoire de France. J’avais quinze ans en 1940 : en quarante-cinq jours, la Wehrmacht arrivait à Angoulême et Grenoble. Nous avions 1.200.000 prisonniers ! Un camarade de collège me fit lire alors « La seule France » de Charles Maurras. J’y appris que pendant les 150 années antérieures à la Révolution dite française (mais en réalité franc-maçonnique) nous n’avions subi qu’une défaite. Et encore avions-nous été la chercher en Saxe. Et 150 ans après 1789, nous déplorions déjà cinq révolutions (1789, 1793, 1830, 1848 et 1870) et deux guerres mondiales, la première gagnée de justesse, et à la seconde la déplorable débâcle de mai-juin 1940 ! Sous le gouvernement du Maréchal Pétain qui changea la  IIIème République en Etat français, notre génération commença à ouvrir les yeux sur le sacro-saint principe de la République laïque, avec son système démocratique. Le Maréchal fit aussi dissoudre toutes les loges maçonniques en France ! Tout cela nous aida beaucoup et nous a rendus intellectuellement royalistes. Or il faut remarquer que, après la si belle victoire de la prise d’Orléans, Sainte Jeanne d’Arc n’a pas organisé des élections présidentielles. Mais elle a dit au roi : « Gentil dauphin, mettez-moi en besogne car je ne durerai guère plus d’une année. Gentil sire, venez prendre votre noble sacre à Reims : je suis fort aiguillonnée que vous alliez là où vous recevrez votre sacre et l’on verra que vous êtes le vrai roi ». Ce sacre est donc ma seconde raison d’être un grand admirateur et dévot de la sainte.
Troisièmement, comme prêtre et missionnaire, je me dois de demander très souvent l’ESPRIT DE FOI. Certes, la foi est indispensable pour adorer Dieu, Notre Seigneur Jésus-Christ et pour faire son salut. Mais l’esprit de foi dit beaucoup plus que la foi. Dieu voit et gouverne toutes choses car rien n’arrive au hasard et le hasard n’existe pas. Je dois avoir l’absolue confiance que Dieu veille sur l’ensemble de la Création sortie de ses mains, jusqu’aux plus petits détails. La Bible et l’expérience nous le confirment : « Voyez les oiseaux du ciel, ils ne sèment ni ne moissonnent… et cependant votre Père céleste les nourrit… Observez les lis des champs, comme ils poussent sans travailler ni filer… Hommes de peu de foi… A chaque jour suffit sa peine… » (Matt. VI, 26 à 34). Ailleurs, le divin Maître dira : « Il n’est pas jusqu’aux cheveux de votre tête qui ne soient tous comptés. N’ayez pas peur… » (Luc XII, 7).
Sainte Jeanne d’Arc savait que Dieu veillait sur elle 24 heures sur 24, que Notre Seigneur lui avait donné une mission et que cela passait avant toutes les stratégies militaires et conseils humains. Pour ce qui est de la prise d’Orléans en 1429, les capitaines avaient tenu conseil et reconnu que les Français étaient trop peu nombreux pour tenter l’attaque, qu’il fallait donc attendre le secours du roi. Jeanne répondit : « Vous avez été à votre conseil, j’ai été au mien. Et croyez que le conseil de mon Seigneur s’accomplira, et tiendra, au lieu que le votre périra ». Le 5 mai, fête de l’Ascension, fut consacré à la prière. Jeanne reçut la communion et fit publier que nul n’allât le lendemain à l’assaut sans s’être présenté à confesse. Il fut fait comme elle l’avait ordonné. Le dimanche 8, les Anglais semblaient se présenter au combat. « N’attaquez pas, dit Jeanne. Si les Anglais attaquent les premiers, défendez-vous hardiment ; n’ayez point peur et vous les aurez ».
Elle fit avancer les prêtres et célébrer la Messe. Puis elle leur dit : « Regardez si les Anglais tournent vers vous le visage ou le dos ». Ils tournaient le dos et s’en allaient. « Eh bien, laissez-les partir. Et nous allons remercier Dieu car c’est aujourd’hui dimanche ». Et la Pucelle, chevauchant l’étendard en main au milieu de ses gens, rentra en ville. Orléans était délivrée.
En conclusion de ces quelques lignes, venez tous le dimanche 9 mai à Paris ! Priez ! Chantez à Sainte Jeanne d’Arc ! Formez-vous par la prière et l’étude pour la bataille en cours, car sachez que la France, fille aînée de l’Eglise, a une mission particulière. Et quand elle est malade, le monde est malade.
Père Jean-Jacques Marziac (Coopérateurs du Christ-Roi)
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Mardyck


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Message Posté le : Mer 26 Mai - 10:17 (2010)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc ! Répondre en citant

La vidéo de la manifestation :

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Message Posté le : Aujourd’hui à 21:22 (2017)    Sujet du message : 9 mai : Hommage national à sainte Jehanne d'Arc !

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