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Le devoir électoral (c'est d'actualité)
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Marc L


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Message Posté le : Jeu 21 Mai - 13:23 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

[...]

Vous expliquez d'ailleurs très bien mon point de vue :

Citation :



Ca me fait péter les plombs à quel niveau de médiocrité on est réduit: Voter dans un système maçonnique, qu'est la démocrassie, pour obtenir la victoire du moindre mal!




Tout à fait d'accord là-dessus.
_________________
Extrait du chapitre 4 de Dignitatis Humanae :

"Les groupes religieux ont également le droit de ne pas être empêchés de choisir leurs propres ministres, de les former, de les nommer et de les transférer, d'édifier des édifices religieux..."


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Message Posté le : Jeu 21 Mai - 13:23 (2009)    Sujet du message : Publicité

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Duc d'Albe


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Message Posté le : Jeu 21 Mai - 18:38 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

[...]

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Zebigboss
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Message Posté le : Jeu 21 Mai - 19:09 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Marc L, Duc d'Albe, merci de ne pas centrer le débat sur un certain parti politique, ou sur autre d'ailleurs. Peu importe que l'un de vous soit pour le dit parti et l'autre contre (ou vice versa). Le sujet du débat est : les catholiques doivent-ils voter, est-ce un devoir ?

Merci d'en rester au sujet de base et de ne pas le politiser. Cherchez plutôt des arguments théologique ou des écrits de grands catholiques pour étayer vos propos.


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Walfroy


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Message Posté le : Jeu 21 Mai - 20:35 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Je ne vote plus que pour les municipales (dernier corps naturel politique qui subsiste face à l'Etat, la famille étant totalement détruite) car je suis concerné en tant que père de famille propriétaire et surtout, je suis compétent pour avoir une juste appréciation des propositions des deux listes en présence.
A l'échelon supérieur (qui n'est plus des corps naturels d'ailleurs - le canton, le département -), je ne vote pas car ni interessé, ni surtout compétent.

Quant aux élections dites nationales "législatives, présidentielles, européennes", ma position est à quelque chose près celle du Duc d'Albe : une perte de temps complet et même, la dispersion des énergies catholiques qui auraient beaucoup plus interêt à s'investir dans les métiers et recréer des clans familliaux.

D'ailleurs, il est amusant de savoir qu'aucun des partis ne propose la seule mesure essentielle pour la survie des familles : la suppression du divorce.
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Mardyck


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Message Posté le : Ven 22 Mai - 09:49 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Walfroy a écrit:
D'ailleurs, il est amusant de savoir qu'aucun des partis ne propose la seule mesure essentielle pour la survie des familles : la suppression du divorce.

100% d'accord sur la suppression du divorce (c'est la toute première mesure anti famille, les autres ont suivit à partir de là), mais cela s'explique aussi : qu'un parti politique (quel qu'il soit) propose cela et il passera d'un coup (par exemple) de 20 % à 0,2 %, cela semble évident. Ce maudit divorce est tellement entré dans les mœurs qu'il n'existe plus une personne qui ne soit concerné (directement ou indirectement) par ce fléau.

Alors comment faire ? Créer un parti 100% religieux ? Tous ici nous en connaissons d'avance le résultat. Soyons clair, je pense que sans une révolution sociale nous ne pourrons jamais entamer la révolution des âmes nécessaire. Et nous sommes bien loin de cette révolution sociale indispensable.

Alors ? Alors il ne reste de deux choix : celui de rester tranquillement dans son coin sans rien faire, où celui de s'engager dans le combat politique, associatif, culturel, etc... (chacun là où il sera le plus efficace) et petit à petit distiller la bonne parole et le bon exemple et doucement éveiller certaines âmes pour les former et les amener à leur tour à prendre part au bon combat, et ainsi de suite telle les gouttes d'eau qui à force de tomber sur le rocher le minent et finissent par le percer de part en part.

Que nous le voulions ou non, que la victoire soit proche ou in atteignable de notre vivant, nous avons le devoir de combattre et d'éclairer notre peuple, par le verbe et l'exemplarité, ne serait-ce que pour transmettre l'idée de la résistance contre le Monde et l'idéal chrétien aux générations futures.

Être en première ligne ou planqué dans sa cave en somme. Il n'y a pas de milieu...
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Laurent
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Message Posté le : Ven 22 Mai - 10:30 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Citation :
100% d'accord sur la suppression du divorce (c'est la toute première mesure anti famille, les autres ont suivit à partir de là), mais cela s'explique aussi : qu'un parti politique (quel qu'il soit) propose cela et il passera d'un coup (par exemple) de 20 % à 0,2 %, cela semble évident. Ce maudit divorce est tellement entré dans les mœurs qu'il n'existe plus une personne qui ne soit concerné (directement ou indirectement) par ce fléau.

Alors comment faire ? Créer un parti 100% religieux ? Tous ici nous en connaissons d'avance le résultat. Soyons clair, je pense que sans une révolution sociale nous ne pourrons jamais entamer la révolution des âmes nécessaire. Et nous sommes bien loin de cette révolution sociale indispensable.





Citation :
 Plus je réfléchis, plus je suis consterné de la masse d'idées fausses dans lesquelles nous nous noyons ; plus je comprends cette décadence absolue de tant de peuples que nous retrace l'histoire. C'EST L'ERREUR PLUS QUE LE VICE QUI LES A PERDUS. Le vice et même le crime ont des limites, l'erreur n'en a pas. IL FAUT DONC DIRE LA VÉRITÉ SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE."
Mgr Delassus, Semaine Religieuse de Cambrai, 1884, p. 735
Je ne pense pas qu'il faille mentir par omission pour ensuite imposer les choses aux individus. D'ailleurs je ne pense pas que les premiers chrétiens aient converti Rome à force de mensonges et de compromis. Je ne connais d'ailleurs aucun état chrétien qui s'est fondé et a vécu de cette manière. Il y a chaque jour plus de 1000 enfants qui meurent de l'avortement, je ne me vois pas me taire juste pour des raisons de popularité, et ceux qui savent mais se taisent commettent un grave péché en ne disant rien. Tout ce qui est source de mal doit être dénoncé... SANS FINESSE, NI STRATÉGIE HABILE.
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Mardyck


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Message Posté le : Ven 22 Mai - 19:48 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Laurent a écrit:
Il y a chaque jour plus de 1000 enfants qui meurent de l'avortement, je ne me vois pas me taire juste pour des raisons de popularité

Ai-je jamais dit cela ? Voyez le lien dans ma signature vers mon site Vigere (et je ne vous parle pas de mon blog politique, l'officiel pour mon département du parti auquel j'appartiens -je vous donnerez le lien en privé si vous le souhaitez car je ne veux pas politiser le débat-) où il ne se passe pas un mois sans que l'horreur de l'avortement y soit évoqué...
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Dernière édition par Mardyck le Ven 22 Mai - 19:50 (2009); édité 1 fois
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Message Posté le : Ven 22 Mai - 19:48 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Question à vous mes amis qui refusez la possibilité de voter :

Qui pensez-vous gêner, ou même punir en ne votant pas ?

Le Système ?! Non bien sur, les politicards ne demandent que ça que ceux qui ont conscience des turpitudes du Système restent chez-eux le jour du vote.

Alors qui ? Notre peuple ? Est-ce notre peuple que vous voulez punir ? Le méprisez-vous à ce point ? Car en ne vous opposant pas aux stipendiés du Système c’est le peuple que vous punissez en aidant les nervis du Système à lui enfoncer la tête sous l’eau ; car votre abstention permets aux corrompus d’imposer au peuple des lois néfastes, des lois clairement contre Dieu. Mais je ne veux pas croire que vous soyez égoïstes au point de faire le jeu du Système et faire du mal à notre peuple.

Alors est-ce Dieu que vous voulez punir par votre abstention à l’action la plus élémentaire ? Oui Dieu ! Car votre inaction permets les lois comme le divorce, l’avortement (etc…) et demain l’euthanasie.

Alors qu’avec des élus catholiques nous pourrions tant !

Un exemple précis : Savez-vous que les Conseils généraux et régionaux financent une grande partie des Hôpitaux (où l’on avorte en masse) et des associations tel le MFPF. Donc ce sont vos impôts qui subventionnent ces officines de mort, soit dit en passant…

S’il est évident que l’arrêt de l’avortement ne pourra passer que par la tête de l’Etat (Parlement, Gouvernement), que diriez-vous si dans un département ou une région il y ait assez d’élus catholiques pour imposer en échange de ces subventions (car si on se contentait de les supprimer, l’Etat prendrait le relais immédiatement et l’on ne ferait que déplacer le problème -même si notre but doit rester l’arrêt total de l’avortement, mais comme je l’ai écris plus haut cela dépend de la tête de l’Etat-) la diffusion obligatoire d’un documentaire sur la vie du bébé à naître et une vidéo d’un avortement prise sur le vif aux candidates à cet acte barbare ? Sans compter les subventions que les élus catholiques pourrez voter en faveur des mamans en détresse.

Et les possibilités de ce genre sont nombreuses !

Ne pensez-vous pas que c’est là un moyen de faire du mal au Système et du bien à notre peuple, et à Dieu, plus efficace, plus utile, et plus sain que de ne pas voter ?

Voilà de quoi votre abstention, votre inaction nous prive, prive notre peuple et même Dieu.

Oui votre abstention, votre inaction, vous rend coupable de complicité involontaire au Système maçonnique, car vous refusez le seul moyen à l’heure actuelle qui peut permettre de faire un tant soit peu évoluer les choses dans le bon sens.

Bien sur si l’un d’entre vous à une meilleure solution, une meilleure forme d’action, que le vote et l’engagement public je suis preneur, mais cela fait des années que je pose cette question et que je n’obtiens jamais de réponse…

« Au commencement était l’action. » Goethe.
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Laurent
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Message Posté le : Ven 22 Mai - 20:14 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Mardyck a écrit:

Laurent a écrit:
Il y a chaque jour plus de 1000 enfants qui meurent de l'avortement, je ne me vois pas me taire juste pour des raisons de popularité

Ai-je jamais dit cela ? Voyez le lien dans ma signature vers mon site Vigere (et je ne vous parle pas de mon blog politique, l'officiel pour mon département du parti auquel j'appartiens -je vous donnerez le lien en privé si vous le souhaitez car je ne veux pas politiser le débat-) où il ne se passe pas un mois sans que l'horreur de l'avortement y soit évoqué...

Cette réflexion n'était vraiment pas pour vous! Ce n'était qu'un exemple.
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Message Posté le : Ven 22 Mai - 20:26 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Je le comprends bien et je suis d'accord avec vous en ce qui concerne cet exemple, ce serait inadmissible.
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Laurent
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Message Posté le : Ven 22 Mai - 22:10 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

 
Citation :
  Remèdes les plus efficaces et les plus opportuns qu'il convient d'appliquer aux populations dominées par le libéralisme


Nous en indiquerons quelques-uns :



1°- L'organisation de tous les bons catholiques qu'ils soient nombreux ou non. Dans chaque localité, il faut qu'ils se connaissent, se voient, s'unissent. Il ne doit pas y avoir aujourd'hui une cité, une bourgade catholique, qui n'ait son noyau d'hommes d'action. Cette organisation attire les indécis, donne du courage aux hésitants, fait contrepoids à l'influence du qu'en dira-t-on et rend chacun fort de la force de tous. Vous n'êtes qu'une douzaine d'hommes de cœur, n'importe : fondez une académie de la jeunesse catholique, une conférence ou du moins une confrérie. Mettez-vous aussitôt en relation avec la société analogue de la ville voisine ou de la capitale. Serrez-vous de la sorte dans toute la contrée, associations avec associations ; reformant à l'aide de vos boucliers la fameuse tortue que les légionnaires romains formaient en réunissant leurs boucliers ; ainsi unis, si peu nombreux que vous soyez, vous porterez haut la bannière d'une doctrine saine, pure, intransigeante, sans déguisement ni atténuation, sans pacte ni alliance avec l'ennemi. L'intransigeance courageuse offre un aspect noble, sympathique et chevaleresque. Il est beau de voir un homme battu comme un rocher par les flots et les vents rester debout, immobile, sans reculer. Bon exemple surtout, bon exemple constamment ! Prêchez par votre conduite, prêchez. Par elle en tout lieu. Vous verrez bientôt avec quelle facilité vous imposerez d'abord le respect, puis l'admiration et ensuite la sympathie. Les prosélytes ne vous manqueront pas. Oh ! si tous les bons catholiques comprenaient le brillant apostolat séculier qu'ils peu, exercer ainsi dans leurs villes respectives ! Unis au curé, attachés comme le lierre au mur paroissial, fermes comme son vieux clocher, ils peuvent défier tout orage et faire face à toute tempête ;



2° - Les bons journaux. Choisissez parmi les bons journaux celui qui est meilleur et qui s'adapte le mieux aux besoins et à l'intelligence des personnes qui vous entourent. Lisez-le, mais ne vous contentez pas de cela, donnez-le à lire, expliquez-le, commentez-le, qu'il soit votre base d'opération. Faites-vous correspondant de son administration ; occupez-vous de lui trouver des abonnés et de lui adresser les demandes d'abonnement, facilitez aux pauvres artisans et aux cultivateurs cette opération, la plus ennuyeuse de toutes pour eux. Donnez ce journal aux jeunes gens qui commencent leur carrière ; vantez sa forme littéraire, son style académique, sa verve et ses bons mots. Ils commencera par goûter la sauce et finiront par manger le poisson. C'est ainsi que travaille l'impiété, ainsi que nous devons travailler nous-mêmes. Un bon journal est une nécessité en ce siècle. Que l'on dise tout ce que l'on voudra de ses inconvénients, ils n'égaleront jamais ses avantages et ses bienfaits. Ils convient en outre, de favoriser la circulation de tout autre imprimé d'un caractère analogue, tels que brochure de circonstance, discours important, lettre pastorale énergique, etc, etc ;



L'école catholique. Où l'instituteur officiel est bon catholique et digne de confiance, appuyez-le de toutes vos forces ; où il ne l'est pas, efforcez-vous dans un langage net et franc de le discréditer. Un tel homme est le plus grand fléau de la localité. Il est nécessaire que tout le monde connaisse comme diable celui qui est diable, afin qu'on ne lui confie pas imprudemment le principal, c'est-à-dire l'éducation. Quand ce malheur arrive, qu'on cherche à établir école contre école, drapeau contre drapeau ; s'il y a moyen, qu'on appelle les religieux ; si c'est impossible, qu'on charge de cette bonne œuvre quelque laïque sûr. Que l'école soit gratuite, et qu'elle s'ouvre aux heures les plus commodes pour tous, le matin, l'après-midi ou le soir. Les jours de fête, que l'on y attire les enfants, par l'attrait des divertissements et d'un accueil amical. Qu'on leur dise carrément que l'autre école, celle du mauvais maître, est l'école de Satan. Un célèbre révolutionnaire, Danton, s'écriait continuellement : « De l'audace ! Encore de l'audace !, « notre cri constant doit être : «Franchise ! Franchise ! Lumière ! Lumière ! » Rien ne vaut mieux pour mettre en fuite ces larves de l'enfer qui ne peuvent séduire qu'à la faveur de l'obscurité.


 
Citation :
  Signe très apparent auquel on reconnaîtra facilement ce qui procède de l'esprit vraiment catholique, et ce qui procède de l'esprit entaché de libéralisme ou radicalement libéral


Passons à autre chose maintenant, à propos du mot obscurité qui termine notre chapitre précédent. L'obscurité est le grand auxiliaire de l'iniquité. Qui male agit odit lucem, a dit le Seigneur .
De là le soin continuel que prend l'hérésie de s'entourer de nuages. Il n'est pas bien difficile de découvrir l'ennemi qui se présente visière levée, ni de reconnaître pour libéraux ceux qui commencent par déclarer franchement qu'ils le sont. Mais cette franchise n'est pas ordinaire à la secte, aussi faut-il deviner l'ennemi sous son déguisement, et celui-ci est la plupart du temps excessivement habile et cauteleux. Ajoutons que le plus souvent l'œil qui doit le reconnaître n'est pas un œil de lynx ; il est donc indispensable de posséder un critère facile, simple, populaire pour discerner à chaque instant l'œuvre catholique de ce qui est l'infernal appeau du libéralisme.
Il arrive souvent qu'on annonce un projet, ou une entreprise, qu'on fonde une institution, et que le fidèle catholique ne parvient pas à discerner promptement s'il doit s'y associer ou s'y opposer de toutes ses forces. Ceci arrive surtout lorsque l'enfer pousse l'artifice jusqu'à se parer d'une ou de quelques-unes des couleurs les plus attrayantes de notre drapeau et en certaines occasions jusqu'à se servir de notre langage habituel. En pareil cas combien, hélas ! font le jeu de Satan, persuadés bonnement qu'ils s'emploient à une œuvre catholique Mais, dira-t-on, « chacun peut consulter l'Église dont la parole infaillible dissipe toute incertitude ». Très bien, mais l'autorité de l'Église ne saurait être consultée à tout moment et pour chaque cas particulier. L'Église a pour habitude d'établir sagement les principes généraux et les règles générales de conduite, abandonnant au jugement et à la prudence de chaque fidèle leur application aux mille et un cas concrets de chaque jour. Or, les cas de cette nature se présentant tous les jours, il faut les résoudre instantanément et comme en causant. Le journal qui paraît, l'association qui s'établit, la fête publique à laquelle on est convié, la souscription pour laquelle on demande de l'argent, tout cela peut être de Dieu ou du diable et ce qu'il y a de pire, cela peut être du diable en se présentant, comme nous l'avons dit, avec toute la gravité mystique et toute la tenue des choses de Dieu. Comment donc se diriger en de tels labyrinthes ?
Voici deux petites règles, d'un caractère très pratique, qui nous paraissent devoir servir à tout chrétien pour poser le pied avec assurance sur un terrain si glissant :



1°- observer soigneusement quelle classe de personnes lance l'affaire, telle est la première règle de prudence et de sens commun. Elle est fondée sur cette maxime du Sauveur : Un mauvais arbre ne peut donner de bons fruits. Il est évident que les libéraux sont naturellement portés à produire des écrits, des œuvres et des travaux libéraux, misérablement informés de l'esprit libéral, ou qui du moins en sont entachés. Il faut donc examiner quels sont les antécédents de la personne ou des personnes qui organisent ou initient l'œuvre en question. S'ils sont tels que vous ne puissiez avoir une confiance entière dans leurs doctrines, tenez-vous en garde contre toutes leurs entreprises. Ne les réprouvez pas immédiatement, car c'est un axiome de théologie que toutes les œuvres des infidèles ne sont pas péché, et cet axiome peut s'appliquer aux œuvres des libéraux. Mais, gardez-vous de les tenir immédiatement pour bonnes, méfiez-vous en, soumettez-les à un long examen, attendez leurs résultats.



2° - examiner le genre de personnes qui louent l'œuvre en question. Cette règle est encore plus sûre que la précédente. Il y a dans le monde actuel, au su de tous, deux courants parfaitement distincts : le courant catholique et le courant maçonnique ou libéral. Le premier est produit, ou plutôt réfléchi par la presse catholique, le second est réfléchi et matériellement produit chaque jour par les journaux révolutionnaires. Le premier s'inspire de Rome et le second des loges maçonniques. Annonce-t-on un livre ? Publie-t-on les bases d'un projet ? Voyez si le courant libéral les approuve, les recommande et les prend à son compte. Si oui, le livre et le projet sont jugés : ils lui appartiennent. Car il est évident que le libéralisme, ou le diable son inspirateur, distinguent sur-le-champ ce qui leur est dommageable ou leur est utile, et qu'ils ne sont pas si sots que d'aider à ce qui leur est opposé ou de s'opposer à ce qui favorise leurs desseins. Les partis et les sectes ont un instinct, une intuition particulière (olfactus mentis), selon l'expression d'un philosophe, qui leur révèle a priori ce qui leur est bon et ce qui leur est hostile. Défiez-vous donc de tout ce que les libéraux louent et vantent. Il est évident qu'ils ont reconnu que par sa nature ou par son origine, par les moyens qu'ils mettent en œuvre ou par sa fin, l'objet ainsi loué est favorable au libéralisme. L'instinct clairvoyant de la secte ne peut pas s'y tromper. Il est plus facile à un journal catholique de se laisser prendre à louer et à recommander une chose qui ne le mérite guère en elle-même, qu'à un journal libéral de faire l'éloge et de recommander comme sienne quelques-unes des œuvres qui sont encore sujettes à discussion. A vrai dire, nous nous fions plus à l'odorat de nos ennemis qu'à celui de nos propres frères. Certains scrupules de charité et l'habitude de bien penser du prochain, aveuglent quelquefois les bons jusqu'au point de leur laisser croire pour le moins à de bonnes intentions là où elles ne sont malheureusement pas. Il n'en est pas ainsi des méchants : ils tirent tout de suite à boulets rouges contre ce qui vient à l'encontre de leur manière de penser ; infatigables, ils battent la grosse caisse de la réclame en faveur de ce qui, par un côté ou par un autre, prête la main à leur néfaste propagande. Méfiez-vous donc de tout ce que vos ennemis prônent.
Nous avons recueilli dans un journal, les modestes vers suivants : ils pourraient être meilleurs mais non plus vrais.
Il s'agit du libéralisme :
Dit-il que oui ? C'est imposture. Dit-il que non ? C'est vérité. Ce qu'il appelle iniquité Tu le tiendras pour vertu pure ! Tel que de son ire il poursuit, Sois-en sûr est un honnête homme ; Mais avec soin évite, en somme, Quiconque est adulé par lui. Si cela tu fais à propos Bien tu le sauras mot pour mot.

Il nous semble que ces deux règles de sens commun, que nous pourrions appeler plus exactement de bon sens chrétien, suffisent sinon pour nous faire juger définitivement toute question, du moins pour nous empêcher de trébucher trop facilement contre les aspérités du terrain scabreux sur lequel nous marchons et luttons aujourd'hui. Le catholique de ce siècle ne doit jamais perdre de vue que le sol qu'il foule est miné de toutes parts par les sociétés secrètes, que ce sont elles qui donnent la note aux polémiques anticatholiques, elles que servent inconsciemment et très souvent encore ceux-là même qui détestent le plus leur travail infernal. La lutte actuelle est principalement souterraine et contre un ennemi invisible, qui se présente rarement avec sa véritable devise. Il faut donc plutôt le flairer que le voir, le deviner avec l'instinct que le montrer du doigt. Un bon flair et du sens pratique sont plus nécessaires ici que des raisonnements subtils et de laborieuses théories. Ces jumelles que nous recommandons à nos amis ne nous ont jamais induits en erreur.

Don Sarda y Salvany - Le libéralisme est un péché
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Laurent
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Message Posté le : Sam 23 Mai - 09:45 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

 
Citation :
  S'il est bon quelquefois que catholiques et libéraux s'unissent pour une fin commune, et dans quelle condition ?


Une autre question a souvent été agitée de nos jours. Elle se rapporte à l'union des catholiques et des libéraux moins avancés, dans le but commun de contenir la révolution radicale et déchaînée. Songe doré ou candide illusion chez quelques-uns ; chez d'autres, au contraire, piège perfide au moyen duquel ils ont prétendu paralyser nos forces et nous désunir, ce qu'ils ont en grande partie réalisé.
Que devons-nous penser de ces tentatives unionistes, nous qui voulons avant tout autre intérêt celui de notre sainte religion ?
En thèse générale nous devons penser que de pareilles unions ne sont ni bonnes ni recommandables. Cela se déduit tout naturellement des principes posés jusqu'ici. Le libéralisme, si modéré et si patelin qu'il se présente dans la forme, est par son essence en opposition directe et radicale avec le catholicisme. Les libéraux sont donc ennemis nés des catholiques, et ce n'est qu'accidentellement que les uns et les autres peuvent avoir des intérêts véritablement communs.
De ceci cependant il peut se présenter quelques cas très rares. Ainsi, l'union des forces intégralement catholiques avec celles du groupe le plus modéré du libéralisme contre la fraction la plus avancée des libéraux peut être utile en un cas donné. Quand cette union est réellement opportune il faut l'établir sur les bases suivantes :



1°- Ne jamais prendre pour point de départ la neutralité ou la conciliation entre principes et intérêts essentiellement opposés, comme le sont les principes et les intérêts des catholiques et des libéraux. Cette neutralité ou conciliation est condamnée par le Syllabus et par conséquent elle est une base fausse ; cette union est une trahison, c'est l'abandon du camp catholique par une partie de ceux qui sont tenus de le défendre. Qu'on ne dise donc pas : « Faisons abstraction des différences de doctrine et d'appréciations ». Cette lâche abdication des principes ne doit jamais avoir lieu. Il faut dire tout d'abord « malgré la radicale et essentielle opposition de principes et d'appréciations, etc. »

C'est ainsi qu'il importe de parler et d'agir, pour éviter la confusion des idées, le scandale des simples et le triomphe de l'ennemi.



2° - Bien moins encore faut-il accorder au groupe libéral l'honneur de nous enrôler sous sa bannière. Que chacun garde sa propre devise, ou vienne se ranger sous la nôtre quiconque veut lutter avec nous contre un ennemi commun. En d'autres termes : qu'ils s'unissent à nous, mais ne nous unissons jamais à eux. Habitués qu'ils sont à leur enseigne bigarrée il ne leur sera pas si difficile d'accepter nos couleurs ; pour nous qui voulons tout pur et sans mélange, cette confusion de drapeaux serait intolérable.



3° - Ne jamais croire qu'on a établi ainsi les bases d'une action constante et normale, elles ne peuvent l'être qu'en vue d'une action fortuite et passagère. Une action constante et normale ne s'établit qu'avec des éléments homogènes s'engrenant entre eux comme des rouages parfaitement combinés. Pour que des personnes de convictions radicalement opposées s'entendissent longtemps, des actes continuels d'héroïque vertu seraient nécessaires de part et d'autre. Or, l'héroïsme n'est pas chose ordinaire et d'un usage journalier. C'est donc exposer une œuvre à un lamentable insuccès, que de l'édifier sur la base d'opinions contraires, quel que soit d'ailleurs leur accord sur un point accidentel. Pour un acte transitoire de défense commune ou de commune attaque, un essai pareil de coalition de forces est très permis, il peut être louable et d'une grande utilité, pourvu toutefois qu'on n'oublie pas les autres conditions ou règles que nous avons déjà posées : elles sont d'une imprescriptible nécessité. En dehors de ces conditions, non seulement nous croyons que leur union avec les libéraux pour une entreprise quelconque n'est pas favorable aux catholiques, mais encore nous estimons qu'elle est véritablement préjudiciable. Au lieu d'augmenter les forces, comme il arrive quand on réunit des quantités homogènes, elle paralysera et annulera la vigueur de celles-là même qui auraient pu, isolées, faire quelque chose pour la défense de la vérité. Sans doute, un proverbe dit : « Malheur à qui va seul ». Mais il en est un autre démontré aussi vrai par l'expérience et nullement en contradiction avec lui, le voici : « Mieux vaut solitude que mauvaise compagnie ». Saint Thomas dit, croyons-nous, nous ne nous souvenons plus en quel endroit : Bona est unio, sed potior est unitas : « Bonne est l'union, meilleure est l'unité ». S'il faut sacrifier la véritable unité comme arrhes d'une union fictive et forcée, rien n'est gagné au change, et à notre humble avis beaucoup est perdu.
A l'appui de ces considérations, que l'on serait tenté de considérer comme de pures divagations théoriques, l'expérience ne montre que trop le résultat ordinaire de ces essais d'union. Leur résultat est toujours de rendre plus acerbes les luttes et les rancunes. Il n'y a pas un seul exemple de coalition de ce genre ayant servi à édifier et à consolider.


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Laurent
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Message Posté le : Sam 23 Mai - 10:25 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

 
Citation :

Suite du même sujet
Voilà cependant, comme nous l'avons dit plus haut, le songe doré, l'éternelle illusion de beaucoup de nos frères. Ils sont persuadés que le plus important pour la vérité, c'est d'avoir un grand nombre de défenseurs et d'amis. Nombre leur paraît être synonyme de force. Pour eux, additionner, même des quantités hétérogènes, c'est toujours multiplier l'action, de même que soustraire c'est toujours la diminuer. Nous allons jeter un peu plus de lumière sur ce point et présenter quelques dernières observations sur cette matière déjà épuisée.

La vraie force, la vraie puissance des choses, dans l'ordre physique comme dans l'ordre moral, consiste plus dans l'intensité que dans l'extension. Un plus grand volume de matière également intense produit évidemment une plus grande force, non à cause de l'augmentation de volume, mais par suite de l'augmentation ou de la somme plus grande d'intensités. C'est donc une règle en bonne mécanique de chercher à augmenter l'extension et le nombre des forces, mais à la condition que le résultat final soit d'augmenter réellement les intensités. Se contenter de l'augmentation, sans examiner la valeur de ce qui est augmenté, c'est non seulement accumuler des forces fictives, mais aussi s'exposer, comme nous l'avons indiqué, à voir paralyser par elles les forces véritables, s'il en est quelques-unes.

C'est ce qui a lieu dans le cas qui nous occupe. Rien n'est plus facile que de le démontrer.
La vérité possède une force propre qu'elle communique à ses amis et défenseurs. Ce ne sont pas eux qui la lui donnent, c'est elle qui la leur prête, mais à la condition que ce soit bien elle qu'ils défendent.
Si le défenseur, sous prétexte de mieux défendre la vérité, commence par la mutiler, la resserrer, l'atténuer à sa fantaisie, il ne défend plus la vérité. Il défend une invention qui lui est propre, une création humaine de plus ou moins belle apparence, mais qui n'a rien à voir avec la vérité fille du ciel.
Voilà ce qui arrive aujourd'hui à beaucoup de nos frères, victimes parfois inconscientes du maudit contact libéral.

Ils croient avec une certaine bonne foi défendre et propager le catholicisme ; mais à force de l'accommoder à leurs vues étroites et à leur faible courage, pour le rendre, disent-ils, plus acceptable à l'ennemi qu'ils désirent convaincre, ils ne s'aperçoivent pas qu'ils ne défendent plus le catholicisme, mais une certaine chose qui leur est propre, qu'ils appellent naïvement catholique et qu'ils pourraient appeler de tout autre nom. Pauvres illusionnés qui au début du combat et pour mieux gagner l'ennemi, commencent par mouiller leur poudre, émousser le fil et la pointe de leur épée ! Ils ne réfléchissent pas qu'une épée sans pointe et sans fil n'est plus une épée, mais une vieille ferraille, et que la poudre mouillée est impuissante à lancer le projectile.
Leurs journaux, leurs livres et leurs discours, vernis de catholicisme, mais dépourvus de son esprit et de sa vie, sont dans le combat de la propagande ce que sont l'épée de Bernard et la cavalerie d'Ambroise, si souvent mentionnées dans l'idiome populaire , pour désigner toutes sortes d'armes sans pointes et sans portée.

Ah ! non, non, mes amis, à toute une armée de ces gens-là est préférable une seule compagnie, un seul peloton de soldats bien armés, sachant bien ce qu'ils défendent, contre qui ils le défendent et avec quelles armes en bon état ils doivent le défendre. Que Dieu nous donne de tels soldats ! Ce sont eux qui ont toujours fait jusqu'ici, et qui feront encore quelque chose pour la gloire de Son Nom. Et que le diable reste avec les autres, vrais rebuts dont nous lui faisons volontiers l'abandon. C'est ce dont on sera encore plus convaincu si l'on considère que cette lie de faux auxiliaires est non seulement inutile pour le bon combat chrétien, mais encore qu'elle est la plupart du temps un embarras et favorise presque toujours l'ennemi. Toute association catholique qui doit marcher avec un pareil lest porte un poids suffisant pour lui rendre impossible un seul mouvement libre. Ils finiront par éteindre toute énergie virile avec leur inertie ; par amoindrir les plus magnanimes et anémier les plus vigoureux. Ils tiendront le cœur fidèle dans une défiance et une inquiétude perpétuelle, craignant toujours et avec raison de tels hôtes, qui sont à un certain point de vue les amis de leurs ennemis. Et ne serait-il pas déplorable que cette association du bien nettement déclaré, dépense ses ressources et ses forces à combattre, ou tout au moins à tenir en laisse, des ennemis intérieurs qui troublent et déchirent son sein ?

C'est ce que la Civiltà Cattolica a déclaré en de remarquables articles.
Sans cette précaution, dit-elle, « ces sortes d'associations (catholiques) courraient le danger certain, non seulement de se transformer en champ de discordes scandaleuses, mais aussi de s'écarter bientôt des vrais principes pour leur propre ruine et au très grand dommage de la religion».
C'est pour ce motif que nous terminerons ce chapitre en transcrivant ici ces autres paroles si péremptoires et si décisives de la même revue. Pour tout catholique elles doivent avoir la plus grande autorité, pour ne pas dire une autorité sans appel.

« Avec une sage entente, les associations catholiques devront porter principalement leur soin à exclure de leur sein, non seulement tous ceux qui professent ouvertement les maximes du libéralisme, mais encore ceux qui se forgent l'illusion de croire possible la conciliation du libéralisme avec le catholicisme, et sont connus sous le nom de catholiques libéraux ».
 


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Message Posté le : Sam 23 Mai - 10:57 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

A propos des "divisions":
Citation :

7.1 Jerubbaal, qui est Gédéon, et tout le peuple qui était avec lui, se levèrent de bon matin, et campèrent près de la source de Harod. Le camp de Madian était au nord de Gédéon, vers la colline de Moré, dans la vallée.
7.2 L'Éternel dit à Gédéon: Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains; il pourrait en tirer gloire contre moi, et dire: C'est ma main qui m'a délivré.
7.3 Publie donc ceci aux oreilles du peuple: Que celui qui est craintif et qui a peur s'en retourne et s'éloigne de la montagne de Galaad. Vingt-deux mille hommes parmi le peuple s'en retournèrent, et il en resta dix mille.
7.4 L'Éternel dit à Gédéon: Le peuple est encore trop nombreux. Fais-les descendre vers l'eau, et là je t'en ferai le triage; celui dont je te dirai: Que celui-ci aille avec toi, ira avec toi; et celui dont je te dirai: Que celui-ci n'aille pas avec toi, n'ira pas avec toi.
7.5 Gédéon fit descendre le peuple vers l'eau, et l'Éternel dit à Gédéon: Tous ceux qui laperont l'eau avec la langue comme lape le chien, tu les sépareras de tous ceux qui se mettront à genoux pour boire.
7.6 Ceux qui lapèrent l'eau en la portant à la bouche avec leur main furent au nombre de trois cents hommes, et tout le reste du peuple se mit à genoux pour boire.
7.7 Et l'Éternel dit à Gédéon: C'est par les trois cents hommes qui ont lapé, que je vous sauverai et que je livrerai Madian entre tes mains. Que tout le reste du peuple s'en aille chacun chez soi.
7.8 On prit les vivres du peuple et ses trompettes. Puis Gédéon renvoya tous les hommes d'Israël chacun dans sa tente, et il retint les trois cents hommes. Le camp de Madian était au-dessous de lui dans la vallée.
7.9 L'Éternel dit à Gédéon pendant la nuit: Lève-toi, descends au camp, car je l'ai livré entre tes mains.
7.10 Si tu crains de descendre, descends-y avec Pura, ton serviteur.
7.11 Tu écouteras ce qu'ils diront, et après cela tes mains seront fortifiées: descends donc au camp. Il descendit avec Pura, son serviteur, jusqu'aux avant-postes du camp.
7.12 Madian, Amalek, et tous les fils de l'Orient, étaient répandus dans la vallée comme une multitude de sauterelles, et leurs chameaux étaient innombrables comme le sable qui est sur le bord de la mer.
7.13 Gédéon arriva; et voici, un homme racontait à son camarade un songe. Il disait: J'ai eu un songe; et voici, un gâteau de pain d'orge roulait dans le camp de Madian; il est venu heurter jusqu'à la tente, et elle est tombée; il l'a retournée sens dessus dessous, et elle a été renversée.
7.14 Son camarade répondit, et dit: Ce n'est pas autre chose que l'épée de Gédéon, fils de Joas, homme d'Israël; Dieu a livré entre ses mains Madian et tout le camp.
7.15 Lorsque Gédéon eut entendu le récit du songe et son explication, il se prosterna, revint au camp d'Israël, et dit: Levez-vous, car l'Éternel a livré entre vos mains le camp de Madian.
7.16 Il divisa en trois corps les trois cents hommes, et il leur remit à tous des trompettes et des cruches vides, avec des flambeaux dans les cruches.
7.17 Il leur dit: Vous me regarderez et vous ferez comme moi. Dès que j'aborderai le camp, vous ferez ce que je ferai;
7.18 et quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui seront avec moi, vous sonnerez aussi de la trompette tout autour du camp, et vous direz: Pour l'Éternel et pour Gédéon!
7.19 Gédéon et les cent hommes qui étaient avec lui arrivèrent aux abords du camp au commencement de la veille du milieu, comme on venait de placer les gardes. Ils sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches qu'ils avaient à la main.
7.20 Les trois corps sonnèrent de la trompette, et brisèrent les cruches; ils saisirent de la main gauche les flambeaux et de la main droite les trompettes pour sonner, et ils s'écrièrent: Épée pour l'Éternel et pour Gédéon!
7.21 Ils restèrent chacun à sa place autour du camp, et tout le camp se mit à courir, à pousser des cris, et à prendre la fuite.
7.22 Les trois cents hommes sonnèrent encore de la trompette; et, dans tout le camp, l'Éternel leur fit tourner l'épée les uns contre les autres. Le camp s'enfuit jusqu'à Beth Schitta vers Tseréra, jusqu'au bord d'Abel Mehola près de Tabbath.
7.23 Les hommes d'Israël se rassemblèrent, ceux de Nephthali, d'Aser et de tout Manassé, et ils poursuivirent Madian.
7.24 Gédéon envoya des messagers dans toute la montagne d'Éphraïm, pour dire: Descendez à la rencontre de Madian, et coupez-leur le passage des eaux jusqu'à Beth Bara et celui du Jourdain. Tous les hommes d'Éphraïm se rassemblèrent et ils s'emparèrent du passage des eaux jusqu'à Beth Bara et de celui du Jourdain.
7.25 Ils saisirent deux chefs de Madian, Oreb et Zeeb; ils tuèrent Oreb au rocher d'Oreb, et ils tuèrent Zeeb au pressoir de Zeeb. Ils poursuivirent Madian, et ils apportèrent les têtes d'Oreb et de Zeeb à Gédéon de l'autre côté du Jourdain.

Le reproche qui est souvent fait est celui de "diviser les forces". Je ne me fais pas de soucis à ce propos, car depuis le début Dieu a toujours préféré donner la victoire à une poignée d'hommes fidèles,qu'a une masse d'homme dont au moins la moitié ne se soucie pas de lui. Là encore je prendrai comme exemple saint Jeanne d'Arc, qui préfère perdre les soldats qui ne voudront pas se confesser que de combattre à leurs cotés. Je ne m'associerai (plus) jamais à un mouvement qui soit "hermetique" à Dieu ou qui laisserait s'exprimer de manière égale les mauvais principes avec les bons principes.
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Message Posté le : Sam 23 Mai - 11:40 (2009)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité) Répondre en citant

Okay Merci pour ces textes et pour ce travail de recherche.

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Message Posté le : Aujourd’hui à 18:37 (2016)    Sujet du message : Le devoir électoral (c'est d'actualité)

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