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Formation spirituelle des papas III
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Mardyck


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Message Posté le : Dim 3 Fév - 22:23 (2008)    Sujet du message : Formation spirituelle des papas III Répondre en citant

Troisième entretient : Justice de saint Joseph.

Dieu n'a qu'un Verbe. D'un mot Dieu dit tout. C'est le Verbe de Jéhovah qui a fait les cieux, et toute leur armée est l'oeuvre du souffle de sa bouche (Ps. XXXII, 6).

Voilà pourquoi l'Evangile, qui est son livre, abonde en raccourcis d'une admirable plénitude.

Il renferme tout l'éloge de Joseph en un seul mot, mais ce mot est un écrin qu'il faut ouvrir pour s'émerveiller devant les richesses qu'il contient incomparables.

Ce mot le voici : Joseph était juste (Matthieu. I).

Si, pour nous, la justice est une vertu spéciale qui nous incline à rendre à chacun ce qui lui est dû ; pour les Hébreux, c'est plutôt l'habitude de toutes les vertus, l'assemblage de toutes les perfections considérées au point de vue de l'ordre et du devoir. Nos saints Livres opposent la justice au péché ; et quand ils parlent du Messie trois fois saint, il le désignent plus d'une fois par ce seul mot : le Juste.

Dire de Joseph qu'à l'époque de son mariage il était juste, c'est donc faire de lui le plus beau des éloges ; c'est affirmer, suivant saint Jean Chrysostome ; qu'il était parfait en tout ; suivant Clément d'Alexandrie, que sa vertu, semblable à une tour carré construite sur le roc solide, était égale et inébranlable de tout côté.

Les Docteurs du moyen âge font écho à ceux des premiers siècles. "Joseph, dit Albert le Grand (Super Missus est, c. 46), fut l'homme juste par sa constante fidélité, effet de sa justice ; par sa parfaite discrétion, sœur de la prudence ; par la droiture de sa conduite, marque de la force ; et par son inaltérable chasteté, fleur de la tempérance."

"La justice de Joseph, ajoute à son tour le Docteur angélique (saint Thomas d'Aquin), était un harmonieux assemblage des qualités les plus considérables des hommes illustres qui l'avaient précédé : la simplicité d'Abel, la piété d'Enos, la probité de Noé, l'obéissance d'Abraham, la patience de Job, la chasteté de Joseph, le Zèle de Moïse, la mansuétude de David, le courage d'Elic et la constance des Macchabées revivaient en l'époux de Marie."

ces louanges -si grandes soient-elles- ne paraissent point suffire à saint Bernardin de Sienne, et ce célèbre serviteur de saint Joseph l'élève encore au-dessus des patriarches. "Je crois fermement, s'écrie-t-il, que saint Joseph a été le plus pur des hommes dans sa virginité, le plus profond dans l'humilité, le plus ardent dans la charité, le plus sublime dans la contemplation, le plus Zélé dans l'œuvre du salut des âmes, en un mot qu'il a été un aide semblable à son épouse, la divine Marie. Car je ne puis penser que l'Esprit-Saint, qui voulut établir cette intime union entre Joseph et Marie, n'ait pas choisi, pour l'âme suréminente de la Vierge, une autre âme semblable à la sienne dans la pratique de toutes les vertus."

Etudions plus intimement la justice de Joseph. L'homme a les défaut de ses qualités, et il est bien rare de trouver dans une âme l'harmonieux équilibre de toutes les vertus. C'est ce chef-d'œuvre de perfection et de beauté qu'il nous est donné de contempler en Joseph.

En l'extérieur de cet artisan, rien d'affecté,rien de trop grave, non plus que de léger, rien qui le fit remarquer ni dans sa démarche,ni dans sa voix, ni dans sa physionomie. Il avait le type de sa terre et de sa race ; ce qu'il avait du ciel, c'était, sur ce visage hâlé par le travail, la douceur et la bonté.

Son âme était le sanctuaire de l'ordre et de la paix. Sanctuaire de l'ordre, tout y était à sa place : Dieu à la première, d'où il dominait tout et où Il recevait les hommages les plus ardents et les plus humbles adorations ; à la seconde, le prochain, vu et aimé selon Dieu, et dont Joseph se considérait comme le dernier des serviteurs.

Royaume de la paix, l'esprit y était entièrement soumis au Maître souverain qui règne au ciel, et le corps à l'esprit qui règne dans l'homme. Non seulement toute révolte des sens provoquée par la volonté y était inconnue, mais par une faveur de la grâce, du moins à partir d'une certaine époque, les tentatives de rébellion de la chair contre l'esprit furent apaisées pour toujours (V. Morales, In caput primum Matthaei, 1. III. tract. III). Il y eut encore des luttes, mais, toute forces réunies, contre l'ennemi du dehors qui avait perdu des intelligences dans la place. Les tentations qu'eut dès lors à soutenir Joseph furent plutôt semblables à celles qu'avaient eues au Paradis terrestre nos premier parents, et qu'aurait un jour le Christ au désert. Elles ne pouvaient réussir à troubler la paix et l'ordre intime de l'âme.

O vie de Joseph, que vous étiez belle ! Vie toute orientée vers Dieu, votre fin lumineuse est suprême ; vie sans écart, sans détour ; vie toute de justice où tous les droits étaient respectés, tous les devoirs religieusement remplis ! ô vie de Joseph, que vous étiez belle !

***

Une justice d'une perfection si haute a de quoi décourager notre faiblesse qui se désole, se jugeant à ce prix bien piètre et bien boiteuse. le péché si souvent nous apporte le trouble et le désordre. L'impression et le caprice, qui nous tyrannisent, nous poussent sans cesse en dehors de la ligne du devoir ; les passions enflent nos voiles, soulèvent des tempêtes et nous jettent éperdus dans des abîmes. Que devenir ?

Cherchons au ciel l'étoile ; rappelons-nous notre dignité, je dirais notre consécration de chrétiens, gens sancta, regale sacerdotium, et cette justice qu'il nous est impossible d'obtenir par nos seules forces, demandons-la à Dieu par l'intercession de Joseph. Si notre coeur sait rythmer par ses battements une vie d'affections pures et de saints désirs, la justice y viendra régner comme sur un trône au milieu des sourires de la joie et de la paix.
_________________
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Message Posté le : Dim 3 Fév - 22:23 (2008)    Sujet du message : Publicité

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