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question soulevée par edelweiss
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Constance


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 19:02 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Est-ce une malédiction de voir partir trois séminaristes le jour de la fête de Notre Dame de Lourdes ? à vue humaine peut-être, d'ailleurs le peine des familles doit être terrible, mais à vue divine quelle belle fête Notre Seigneur a choisi pour appeler à lui ces trois jeunes qui avaient choisi de se donner tout entiers à Lui ! Je ne les canonise pas mais l'on peut supposer tout de même qu'ils ont quitté ce monde dans de bonnes dispositions étant donné les confessions et communions fréquentes qu'ils avaient au séminaire ainsi que la vie d'oraison qui y est pratiquée.
La mort n'est pas une punition pour celui qui aime le Bon Dieu, elle devrait être le plus beau jour de notre vie si nous Lui sommes fidèles.


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 19:02 (2009)    Sujet du message : Publicité

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heureusemaman


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 19:07 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Tout à fait d'accord avec vous, Constance! Certainement ces jeunes hommes qui s'étaient consacrés à Dieu étaient dans de bonnes dispositions : Dieu ne promet-Il pas "le centuple dès cette terre" à ceux qui se donnent à Lui, et "la Vie éternelle en l'autre monde" ?
Mais prions pour qu'ils rentrent vite au Ciel, si ce n'est déjà fait, et pour la consolation de leurs familles affligées !


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Angèle


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 19:14 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Bien, j'ai très peu de temps ce soir, et le sujet est fort interessant.
Pour ma part, je partage l'analyse de Zélie sur certains membres de la FSSPX, qui ne souhaitent pas revenir dans l'Eglise.
Enfin, pour ma part, il faudrait que je vous recopie la page de l'Homme Nouveau, qui analyse très bien les faits, et surtout, le dernier paragraphe avec lequel je suis bien d'accord. Pas le temps ce soir, je ferai ça demain !
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heureusemaman


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 19:24 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Personnellement, je ne puis aprouver la "pleine reconnaissance du Concile Vatican II", que préconise justement l'Homme Nouveau... Pourquoi donc Mgr Lefebvre se serait-il alors battu ?
Jean XXIII n'a-t-il pas lui-même parlé d' "autodestruction dans l'Eglise" mise en route par ce Concile ?!! Alors, nous disons que nous voulons rester catholiques, sans compromission avec l'erreur... et nous remercions aussi le Saint Père d'avoir levé ces excommunications injustes, et le supplions de refaire triompher la vérité dans l'Eglise du Christ Sauveur, seul Chemin, seule Vérité, seule Vie !
A la suite des martyrs et confesseurs de tous les temps, nous refusons de reconnaître la prétendue liberté religieuse et le faux oecuménisme qui mettent au même niveau le vrai Dieu et les faux dieux. Qui oserait se dire chrétien et penser autrement ?


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Walfroy


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 19:49 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

heureusemaman a écrit:
Personnellement, je ne puis aprouver la "pleine reconnaissance du Concile Vatican II", que préconise justement l'Homme Nouveau... Pourquoi donc Mgr Lefebvre se serait-il alors battu ?Jean XXIII n'a-t-il pas lui-même parlé d' "autodestruction dans l'Eglise" mise en route par ce Concile ?!! Alors, nous disons que nous voulons rester catholiques, sans compromission avec l'erreur... et nous remercions aussi le Saint Père d'avoir levé ces excommunications injustes, et le supplions de refaire triompher la vérité dans l'Eglise du Christ Sauveur, seul Chemin, seule Vérité, seule Vie !
A la suite des martyrs et confesseurs de tous les temps, nous refusons de reconnaître la prétendue liberté religieuse et le faux oecuménisme qui mettent au même niveau le vrai Dieu et les faux dieux. Qui oserait se dire chrétien et penser autrement ?


Rien à ajouter ! Okay
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zélie


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 20:34 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

heureusemaman a écrit:
Personnellement, je ne puis aprouver la "pleine reconnaissance du Concile Vatican II", que préconise justement l'Homme Nouveau... Pourquoi donc Mgr Lefebvre se serait-il alors battu ?
Jean XXIII n'a-t-il pas lui-même parlé d' "autodestruction dans l'Eglise" mise en route par ce Concile ?!! Alors, nous disons que nous voulons rester catholiques, sans compromission avec l'erreur... et nous remercions aussi le Saint Père d'avoir levé ces excommunications injustes, et le supplions de refaire triompher la vérité dans l'Eglise du Christ Sauveur, seul Chemin, seule Vérité, seule Vie !
A la suite des martyrs et confesseurs de tous les temps, nous refusons de reconnaître la prétendue liberté religieuse et le faux oecuménisme qui mettent au même niveau le vrai Dieu et les faux dieux. Qui oserait se dire chrétien et penser autrement ?
je suis d'accord aussi je ne vois pas trop le rapport avec le reste du sujet ?

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Duc d'Albe


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Message Posté le : Lun 16 Fév - 20:55 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Citation :
Sur cette coïncidence sur la date, vous pouvez avoir toutes les interprétations que vous voulez, selon votre sensibilité propre; je me garderai bien d'en chercher une, allons au Ciel, nous aurons toutes les réponses.




C'est trop énorme pour être passé sous silence dans l'Histoire de l'Eglise.

L'histoire regorge de "coïncidences" qui n'en sont pas!

Un exemple? Lorsque le 29 mai 1453 Constantinople tomba, ce fut le jour exact de la fête de la Pentecôte - fête de l'Esprit-Saint par excellence! Hasard? Coïncidence, dites-vous? Point du tout: Constantinople était la cité du schisme, le berceau de l'hérésie "orthodoxe". Le propos de l'hérésie, condamné par le Concile de Florence quelques années plus tôt, était de supposer que le Saint Paraclet ne procède que du Père et non pas du Fils (d'où l'omission dans le symbole de l'église d'orient du "Filioque"). Ainsi Dieu permit que tomba la plus grande cité du monde le jour même où le monde chrétien célébrait la Troisième Personne de la Sainte-Trinité !

Je suis triste pour ces trois séminaristes - je n'y vois pas aucunement une punition Divine mais un avertissement à l'endroit de la Fraternité. Puisque nous parlons de Providence Divine: Le survivant a eu - à mon sens - un reflexe qui relève du miracle: En jetant son écharpe en l'air au moment exact où la coulée d'avalanche l'englouti*. Humainement quelle est la probabilité d'une telle action? Laissons la chance aux gueux, la Providence est, quant à elle, Chrétienne!


+ In Hoc Signo Vinces +

Duc d'Albe


*Je mets au défi quiconque de me prouver que c'est là une pratique courante parmi les amateurs de randonnées en montagne que de jeter leurs écharpes au moment de l'avalanche...


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Constance


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Message Posté le : Mar 17 Fév - 08:11 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

l'on m'a dit qu'il avait lancé après avoir été englouti et après avoir creusé dans la neige, une fois qu'il apercut de la lumière.

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Walfroy


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Message Posté le : Mar 17 Fév - 09:33 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Duc d'Albe a écrit:
Citation :
Sur cette coïncidence sur la date, vous pouvez avoir toutes les interprétations que vous voulez, selon votre sensibilité propre; je me garderai bien d'en chercher une, allons au Ciel, nous aurons toutes les réponses.




C'est trop énorme pour être passé sous silence dans l'Histoire de l'Eglise.

L'histoire regorge de "coïncidences" qui n'en sont pas!

Un exemple? Lorsque le 29 mai 1453 Constantinople tomba, ce fut le jour exact de la fête de la Pentecôte - fête de l'Esprit-Saint par excellence! Hasard? Coïncidence, dites-vous? Point du tout: Constantinople était la cité du schisme, le berceau de l'hérésie "orthodoxe". Le propos de l'hérésie, condamné par le Concile de Florence quelques années plus tôt, était de supposer que le Saint Paraclet ne procède que du Père et non pas du Fils (d'où l'omission dans le symbole de l'église d'orient du "Filioque"). Ainsi Dieu permit que tomba la plus grande cité du monde le jour même où le monde chrétien célébrait la Troisième Personne de la Sainte-Trinité !


Et le 11 novembre (saint Martin), c'était pour glorifier la France maçonnique détruisant le dernier empire catholique et le 8 mai (Marie Médiatrice ou l'apparition de saint Michel Archange au Mont Gargan...)  pour bénir la Croisade des démocraties maçonniques et populaires !
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Walfroy


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Message Posté le : Mar 17 Fév - 10:08 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

D'ailleurs, je précise que le mot "coïncidence" ne signifie pas "hasard" ! 
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Angèle


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Message Posté le : Mar 17 Fév - 12:09 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Comme promis, je vous mets la fin de l'article sur l'Homme Nouveau :

après avoir expliquet le déroulement des evènements (levée des excommunications, pourquoi l'excommunication  en 1988, etc etc), et après avoir mis le message du St Père sur sa volonté profonde (écrite le 28 janvier)voilà la suite de l'article :

" Sur le dernier point évoqué par le Pape- la reconnaissance de Vatican II- , prenons garde de ne pas radicaliser les positions. Au demeurant l'acceptation de Vatican II n'était pas une condition nécessaire à la levée d'excommunication. Dans sa lettre du 15 décembre déjà évoquée, Mgr Fellay écrivait: "Nous acceptons et faisons nôtres tous les conciles jusqu'à Vatican II au sujet duquel nous émettons réserves. "
Des réserves, non un rejet global. Mgr Lefebvre, qui avait signé tous les textes du dernier Concile, expliquait qu'il fallait l'interpreter à la lumière de la Tradition. Jean Paul II usait des mêmes termes. Benoit XVI, dans son langage théologien, parle d'une herméneutique "du renouveau dans la continuité". N'avait-il pas émis très tôt des "réserves" - pour reprendre l'expression de Mgr Fellay- vis-à-vis de certains textes conciliaires: par exemple, en affirmant que le concept de "Monde" proposé dans Gaudium et spes est resté à "un stade préthéologique" par son imprécision même, que ce document présentait "maintes insuffisances", et respirait "un optimisme étonnant" ?
Vatican II n'est pas le Coran, la parole incréee. Ce n'est pas un bloc de marbre. Certains de ses textes ont vieilli, d'autres ont fait l'objet de précision ultérieures par le magistère (cf Dominus Iesus, par exemple), d'autres encore restent à découvrir et à méditer, d'autres enfin sont en attente d'éclaircissements décisifs (liberté religieuse, oecuménisme, dialogue interreligieux ...). Tous sont soumis aux normes de l'interprétation théologique qui exigent un discernement fin, distinguant les différents niveaux d'autorité des enseignements avec des modes d'assentiment correspondants."

Je suis tout à fait d'accord avec le fait que Vatican II n'est pas un bloc de marbre intouchable (les Evèques Français n'ont évidemment encore une fois de plus rien compris à tout cela, mais je ne suis pas étonnée de leur mécontentement, de leurs offuscations, et de leurs communiqués si froids), et je suis confiante dans les discussions ultérieures qui se passeront entre les parties concernées.
Il ya d'autres exemples de réintégration réussie sans pour autant avoir laché les convictions (ex: campos au Brésil, ou dernièrement, L'Institut du Bon Pasteur). Notre Pape est intelligent, Mgr Fellay également, je ne vois pas pourquoi il ne pourrait pas sortir quelque chose de bon entre ces deux interlocuteurs.
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Majoli


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Message Posté le : Mar 17 Fév - 14:47 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

   Concernant les propos tenus par Mgr Fellay sur les "réserves" vis à vis de Vatican II, voici un document très explicite:
 
 

 " EXCLUSIF. La levée des excommunications n’équivaut certes pas à une réintégration. Mais cette décision de Benoît XVI ouvre la porte à des "débats doctrinaux" sur Vatican II entre Rome et la Fraternité Saint-Pie X. Pour baliser la longue route qui pourrait déboucher vers la pleine communion, Mgr Fellay, supérieur de la FSSPX, débat avec Gérard Leclerc, de France Catholique, et Samuel Pruvot, de Famille Chrétienne.




  Vous avez évoqué "le malaise et la souffrance" de la Fraternité Saint-Pie X… N’est-il pas suicidaire de rester loin de l’Église de Rome ?
Mgr Fellay : La position de la FSSPX présente un danger objectif au niveau sociologique, sur un plan purement humain. C’est le danger de rester sur soi. Nous avons été tellement attaqués, que, automatiquement, nous avons des réactions défensives. Nous essayons de nous protéger et par là même, il y a le risque de rester entre nous. Nous en sommes très conscients et nous essayons de tout faire nous même pour empêcher une attitude de rupture. Nous devons faire attention. Nous essayons de prendre un certain nombre de mesures pour neutraliser le danger. C’est pourquoi nous parlons souvent de Rome et de l’Église (même si c’est en négatif !) On n’oublie jamais l’Église, nous faisons prier pour elle. On se rappelle alors que nous ne sommes pas tout seuls. Nous prions pour le pape, nous rappelons qu'il est le vicaire du Christ. Cela dit, au plan beaucoup plus profond de l’appartenance à l’Église, nous n’avons jamais voulu nous en séparer. Nous sommes totalement catholique, fermement attachés à l’Église, et nous l’avons toujours été.
Samuel Pruvot : Un désaccord qui s'étale sur des décennies créé une situation critique. Des gens ont été baptisés chez vous qui n'ont pas connu la pleine unité avec Rome. C'est incontestablement dangereux.
Quelle est la forme et le calendrier des débats que vous entamez avec Rome ?
Mgr Fellay : Cela va certainement démarrer rapidement... Je suppose que nous allons présenter nos questions, puisque c’est nous (la FSSPX ndlr) qui présentons le problème ! Mais pour le reste, je ne peux aller plus loin, je ne peux rien dire. Car je n’en sais rien !
Acceptez-vous le Concile avec des "réserves" ou le refusez-vous en bloc ?
Mgr Fellay : Il faut distinguer la lettre et l’esprit. Il y a un esprit dangereux qui parcourt tout le Concile, et dans ce sens on le refuse. Mais lorsqu’on parle de la lettre, il ne s’agit pas de le rejeter en bloc tel quel. Mgr Lefebvre lui-même a accepté le Concile "à la lumière de la Tradition". Qu’est ce que cela veut dire ? En 1982-1983, il est allé s’expliquer à Rome devant le cardinal Ratzinger – ce dernier a refusé son approche. Mgr Lefebvre disait : "Ce qui est conforme à l’enseignement pérenne nous l’acceptons, ce qui est ambigu nous le recevons selon cet enseignement pérenne, ce qui est opposé nous le rejetons".
Dans un discours du 22 décembre 2005, à la Curie, Benoît XVI parle des "herméneutiques" du Concile. Il condamne l’idée d’une rupture, basée sur "l’esprit du concile". Ceux qui sont partisan de l’herméneutique de la rupture, combien sont-ils aujourd’hui ? Peu nombreux ? Ceux qui veulent cette rupture avec le passé ne sont-ils pas éloignés de l’Église ? Comme le dit, très justement, Benoît XVI, l’Église ne peut pas se séparer de son passé. C’est impossible ! On ne peut pas avoir le vingtième étage d’une maison sans avoir les 19 étages en dessous.
Gérard Leclerc : La distinction entre l’esprit et la lettre du Concile peut être spécieuse car autant un père de Lubac a pu dénoncer la perversion du climat qui régnait autour du Concile, autant le véritable esprit du Concile éclaire la lettre et doit être référé à l’Esprit Saint lui-même ! Quant à la continuité organique de la Tradition, cela suppose forcément des développements. Ce dont parlait déjà le cardinal Newman. Ma crainte aujourd’hui serait que la Fraternité Saint-Pie X refuse de les envisager. En bloquant la Tradition, il y a danger de sortir de celle-ci.
Mgr Fellay : Il y a des points que le pape présente comme étant dans la veine de la Tradition, et qui, à nos yeux, ne le sont pas.
Est-il possible de faire le tri dans les affirmations du Concile ?
Mgr Fellay : Ce n’est pas une question de tout ou rien. A mon avis, beaucoup de problèmes que nous nous posons sont à résoudre par des distinctions et non par des rejets ou des acceptations absolues. Nous ne sommes pas univoques. Quand nous parlons du Concile, nous savons qu’il s’inscrit dans un ensemble de circonstances, dans un contexte, dans un mouvement. Je m’appuie sur une note du secrétariat du Concile de novembre 1964. Ce texte comprend deux parties. La première dit : "l’Église n’oblige à adhérer sur des questions de foi et de mœurs que sur des points qu’elle présente comme tels". Et cette note précise que ce Concile se veut "pastoral". Il se distingue des autres. On ne peut l’approcher d’une manière dogmatique et dire AMEN, à tout. Cette démarche est tout simplement fausse. Il y a différents domaines, thèmes et degrés d’autorité.
Samuel Pruvot : Un Concile est toujours inachevé, il pose des questions nouvelles à résoudre. De plus, Vatican II a innové, en ce sens qu'il a d'abord voulu donner un exposé positif de la foi et non conclure sur des anathèmes. Il y a ici un développement organique de la Tradition qui marque une avancée incontestable de l’Église.
Après le Motu proprio, la question de la liturgie est-elle réglée ? Estimez-vous que le rite romain dans sa forme ordinaire (Paul VI) est valide ?
Mgr Fellay : La question de la validité ne pose pas de problème en soi. Pour autant que la forme soit respectée. La nouvelle messe est valide. Le problème se pose à postériori. On constate parfois que dans le comportement ou les paroles, les prêtres et les fidèles, n’ont pas toujours la foi dans la présence eucharistique. Cela peut constituer une intention contraire à celle de l’Église.
La liturgie c’est tout un ensemble qui accompagne l’essentiel de la messe. C’est tout un ensemble de gestes, de paroles qui accompagnent et doivent nourrir cette foi. Là, nous avons des objections majeures comme par exemple pour l’offertoire : comparez-les deux missels et vous comprendrez nos objections.
Gérard Leclerc : J’aurais aussi un problème à assister à une messe où le prêtre ne partagerait pas la foi de l'Église. La question a pu se poser à certains moments. Paul VI avait publié une encyclique sur l’Eucharistie qui avait été récusée par un certains nombre de gens à l’époque. C'était très grave.
Sur les rites la discussion serait longue. Il faudrait revoir comment s’est faite la réforme liturgique. Ce n'est pas pour rien que le cardinal Ratzinger demandait une réforme de la réforme. Mais il faut aussi considérer les richesses du nouveau rite. Celles-ci proviennent de la plus authentique tradition écclesiale.
Mgr Fellay : Pour Benoit XVI, la réforme liturgique est une des premières causes de la crise de l’Église. C’est fort. Cela dit beaucoup et ce n’est pas moi qui le dis !
Vous critiquez la notion de liberté religieuse. Pourquoi ?

Le Concile a fait sien un des principes fondamentaux de l’Etat Moderne, à savoir l’impartialité avec les religions. Or, pour nous l’État doit reconnaître la vraie religion. Benoît XVI estime à propos de la liberté religieuse, que "l’Église a redécouvert son patrimoine". C’est une expression qui me fait sursauter ! Si l’Église a redécouvert la liberté religieuse, quand l’a-t-elle perdu !? Est-ce qu’elle pouvait la perdre ? Pendant près de 1500 ans l’Église a tenu une tout autre position.
Gérard Leclerc : Il y a un problème historique. L'Église a connu des situations très différentes. Situation de clandestinité sous l’Empire Romain, la liberté religieuse consentie sous Constantin, et ensuite avec Théodose l’Empire est devenu chrétien. Il y a la longue époque de Chrétienté Médiévale, puis la rupture de la modernité. L'Église, de par l’histoire, vit des situations différentes et réagit en fonction de ces situations. On ne réagit pas de la même façon dans un État officiellement chrétien que lorsqu’on est régime de laïcité. Il ne faut pas être anachronique. La notion de liberté religieuse est associée à la liberté radicale de l’acte de foi et à l’incompétence religieuse des pouvoirs publics. En Chine aujourd’hui, l’Église réclame la liberté de conscience !
Mgr Fellay : Nous sommes parfaitement d’accord ! Tout le monde comprend que, dans un État qui comporte plusieurs religions, cet État doit légiférer pour le bien commun. Le plus grand bien est la paix entre les citoyens. C’est ce que l’Église appelle la "tolérance chrétienne". Il s’agit d’un autre principe.
Acceptez-vous la démarche œcuménique initiée par Vatican II ?
Mgr Fellay : C’est encore une distinction qu’il faut apporter sur l’œcuménisme. Le désir de l’unité, c'est-à-dire que ceux qui ont quitté l’Église y reviennent, Cela se trouve dans les Litanies des Saints. C’est notre position. Nous prions et désirons de tout notre cœur que tous soient uns, selon la parole même de notre Seigneur. Le concept rappelé par l’Église, selon lequel elle seule est la maîtresse de la Vérité et possède toute la Vérité révélée, résout le problème. Si la finalité de l’œcuménisme c’est vraiment cela, nous n’y sommes certainement pas opposés !
Ce qui ne va pas est ailleurs. En 1949, une note du Saint office, (premier texte officiel de l’Église qui parle de l’œcuménisme), mettait en garde contre un ensemble de dangers. Aujourd’hui nous sommes en plein dedans. Ce danger, c’est un relativisme, c’est d’arriver à une connivence avec tout le monde et de renoncer à la conversion. Dans un texte récent de Rome concernant la meilleure compréhension de la mission de l’Église, on parle du grand respect pour les traditions des chrétiens non catholiques. Le seul moment où l’on parle de conversion, c’est au nom de la liberté de conscience du sujet. Mais ce n’est plus une volonté de l’Église de convertir. Alors là, c’est certain, on n’est pas d’accord, c’est très grave !
Gérard Leclerc : Rome est aussi consciente de certaines déviations de l’œcuménisme. La preuve en est la publication de « Dominus Jesus » du cardinal Ratzinger. Par ailleurs, le pape met aussi en garde contre la dictature du relativisme. Ceci dit, la façon dont Vatican II a abordé la question change notre regard sur les autres confessions. Dans la mesure où elles ont su cultiver certains éléments importants, elles sont dépositaires de richesses qu'il nous faut redécouvrir. Ainsi, l'orthodoxie est très largement témoin de la foi des Pères, elle a cultivée plus que l'Église d'occident certaines perspectives. C'est pour cela que Jean-Paul II déclarait que "l'Église doit respirer avec ses deux poumons". Nous sommes ainsi renvoyés à la continuité de l'Église indivise.
Mgr Fellay : Qu’est ce qu’on veut ? Une réelle unité ou bien une sorte de connivence, dans une sorte de confédération ? D’après ce que dit l’Église, il n’y a qu’une seule solution, c’est l’Unité. Il n’y a qu’une seule Église et il ne peut y en avoir plusieurs. Cette unité doit être fondée sur la Vérité. Qu’il y ait un grand nombre de richesses, de valeurs, de vrai, dans toutes les religions, cela va de soit. Mais le bien vient de l’intégrité totale alors que le mal vient d’un défaut. C’est le sens de l’épître : "Celui qui pèche contre un commandement pèche contre tous". Le but c’est d’être sauvé, pour être sauvé il faut avoir toute la foi, tout l’ensemble. Ce qui manque aux orthodoxes c’est d’accepter la primauté du pape. Pour tout le reste on est d’accord il y a beaucoup de richesses, qui peuvent servir de point de départ, c’est envisageable, mais on ne peut en rester là.
A propos du judaïsme, acceptez-vous la formule issue du Concile qui présente les Juifs comme "nos frères ainés" ?
Mgr Fellay : L’expression peut être prise de deux manières, elle est ambiguë. La première est correcte, l’autre incorrecte. Nous avons dans l’Ecriture sainte le Nouveau Testament et l’Ancien Testament. Tout ce que Dieu a transmis au peuple élu se trouve dans la première Alliance. Mais elle a été remplacée par la Nouvelle, la Bonne Nouvelle qu’est l’Evangile. Nous, les catholiques, nous avons tout. L’ancien et le nouveau. Les Juifs sont fidèles à l’Ancien Testament quant à la lettre, mais quelque chose de nouveau est survenu et le judaïsme s’est arrêté là. Il y a eu quelque chose d’essentiel : la venue du Messie. Les Juifs sont nos frères aînés dans la mesure où nous avons quelque chose en commun. Pour autant, cela ne leur suffit pas pour être sauvés.
Gérard Leclerc : Avec Nostra Aetate, le Concile a voulu reposer nos relations avec le judaïsme en reprenant l'enseignement de saint Paul dans l'épître aux Romains, ce qui a remis le judaïsme dans une perspective "eschatologique". Cela a un sens précis : nos relations avec nos frères aînés sont hic et nunc inscrites dans l’histoire du salut. Il est vrai que ce réexamen a été largement conditionné par le drame épouvantable de la guerre. Il y avait eu incontestablement un anti-judaïsme chrétien, source de persécutions multiples. L'Église a voulu faire son examen de conscience. Mais la meilleure réponse résidait dans un approfondissement doctrinal. Il s'est agi d'abord de retrouver la cohérence des deux Testaments. Le Nouveau est totalement solidaire de l'Ancien. Enfin, il y a eu volonté de changement de rapports avec le judaïsme. Souvenons nous de la visite de Jean-Paul II à la synagogue de Rome et de sa démarche au mur des lamentations à Jérusalem.
Vous souhaitez que Rome réhabilite la mémoire de Monseigneur Lefebvre. Qu’est ce à dire ?
Mgr Fellay : Mgr Lefebvre a indiqué un problème à l’Église et c’est à cause cela qu’il a été condamné. On n’a pas voulu regarder ce problème. Il disait : "Attention, il y a une crise dans l’Église ! Il faut absolument regarder les causes !" La difficulté reste presque entière aujourd’hui parce que l’Église veut attribuer ces problèmes au monde ambiant. Cela n’est vrai qu’en partie.
Gérard Leclerc : Malheureusement, Mgr Lefebvre s’est inscrit dans une démarche de division de l’Église. J’ai cependant souvenir de ce que m’avait dit le cardinal Thiandoum, successeur de Mgr Lefebvre à Dakar. Il avait été formé par lui. N'oublions pas que c'est le même Mgr Lefebvre qui a été à l'origine des conférences épiscopales de l’ouest africain. Thiandoum n'était pas le seul à reconnaître sa dette. J’ai aussi le souvenir de ce que m’avait dit le père Albert Chapelle, qui était un grand jésuite, conseiller du Cardinal Lustiger, a des moments difficiles : "Mgr Lefebvre a été un très grand évêque missionnaire." Même le cardinal Lustiger a eu des appréciations fraternelles, malgré des désaccords sérieux. Je pense que de grandes autorités dans l'Église ont toujours reconnu à Mgr Lefebvre sa volonté de servir. Il faudrait considérer les choses avec plus de justice. Cela dit, on ne peut que déplorer la polémique qui visait aussi la personne des papes. Elle risquait de défigurait le message de l’Église. En ouvrant une plaie qui saigne toujours.
Le rapprochement avec Rome est-il uniquement doctrinal ? Ne comporte-t-il pas un enjeu spirituel ?
D’une doctrine claire suit la vie morale et spirituelle. Nous ne sommes pas des volontaristes ! L’affectif suit la connaissance. Si on arrive à redonner de la clarté sur beaucoup de points, on arrivera à un renouveau pour tout le monde. Ce qui se fait en ce moment sera profitable à tout le monde. Il faut prier pour que ces discussions soient un bénéfice pour toute l’Église. Il ne s’agit pas de savoir si quelqu’un a gagné ou si quelqu’un a perdu. Nous ne sommes que de pauvres petits êtres humains, un jour nos vies seront finies. On répondra devant le Bon Dieu de ce qu’on a fait. L’essentiel pour moi, c’est que notre Seigneur soit aimé, loué, et adoré. C’est la finalité de tout être humain et de toute la vie chrétienne.
Est-ce que vous espérez voir de vos yeux cette pleine communion ?
Mgr Fellay : Nous nous sommes toujours considérés pleinement membres de l’Église. Quant au reste, j’espère faire mon travail ! C’est le Bon Dieu qui décide. Le succès d’une telle œuvre, ce n’est pas humain, c’est un bien surnaturel qui vient du Bon Dieu. Je ne suis qu’un instrument. Le succès viendra quand le Bon Dieu voudra. Je crois fermement que les forces de l’enfer ne prévaudront pas contre l’Église. Je sais que l’Église continuera et c’est pour cela que j’y adhère malgré toutes les peines que je reçois. Cette Église, je l’aime même si j’en reçois des coups !
Gérard Leclerc : Je pense qu’il y a un climat à changer, et  pas seulement dans le débat théologique. Je m’en rends compte, ne serait-ce que par les polémiques auxquelles j’ai été obligé de participer ces jours derniers. Il faut retrouver une sérénité, ne pas diaboliser l’autre, notamment avec des griefs faux. Cela ne peut se faire que dans la docilité à l'Esprit Saint.
Attendez-vous quelque chose des catholiques français ?
Mgr Fellay : J’en attends beaucoup ! Qu’ils grandissent dans l’amour du Bon Dieu et dans son service. La communion des saints fait que tout acte bon posé dans l’Église profite à tous les autres. Si quelqu’un se sanctifie dans l’Église, il élève tout le corps mystique. J’attends que tous nous vivions mieux cette communion des saints et tout le reste suivra. C’est vaste. La vocation universelle à la sainteté est justement une des choses importantes que rappelle le Concile.
Samuel Pruvot inFamille chrétienne




 

  
 

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Majoli


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Message Posté le : Mar 17 Fév - 14:53 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

 "Est-ce une malédiction de voir partir trois séminaristes le jour de la fête de Notre Dame de Lourdes ? à vue humaine peut-être, d'ailleurs le peine des familles doit être terrible, mais à vue divine quelle belle fête Notre Seigneur a choisi pour appeler à lui ces trois jeunes qui avaient choisi de se donner tout entiers à Lui ! Je ne les canonise pas mais l'on peut supposer tout de même qu'ils ont quitté ce monde dans de bonnes dispositions étant donné les confessions et communions fréquentes qu'ils avaient au séminaire ainsi que la vie d'oraison qui y est pratiquée.
La mort n'est pas une punition pour celui qui aime le Bon Dieu, elle devrait être le plus beau jour de notre vie si nous Lui sommes fidèles."
 
  Je co-signe des deux mains derrière Constance.Un fait peut être soumis à tant d'interprétations!Remettons nous simplement entre les mains du Bon Dieu et prions pour l'âme de ces jeunes séminaristes.
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Duc d'Albe


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Message Posté le : Mer 18 Fév - 08:35 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

Cher Walfroy,


La date de la chute de Constantinople, tout comme la prise de Jérusalem un vendredi à 15h, a été relevé par les historiens catholiques (abbés Darras, Rohrbacher etc...) comme étant signée de Dieu.

Pour le texte de l'interview: Il a beau être prince de l'Eglise: Qu'il relise son Catéchisme pour la définition de l'Eglise! Je comprends mieux cet abbé de la Frat qui me disait devenir fou en écoutant / lisant tant de sottises de la part de ses confrères ou supérieurs!


+ In Hoc Signo Vinces +

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Marc L


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Message Posté le : Dim 22 Fév - 14:14 (2009)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss Répondre en citant

C'est vrai que c'est une coïncidence troublante. Il ne faut pas non plus chercher à voir des signes partout, mais cela indiquerait que la FSSPX suit une voie dangereuse en voulant se rallier à l'église officielle. Ce n'est en tout cas certainement pas parce qu'elle serait méchante envers elle. Sinon ces morts seraient survenues avant la levée du décret d'excommunication.

Quelques liens pour montrer ce que nous attend si la FSSPX se rallie :

http://forum.la-croix.com/list.php?bn=infos_vatican2

Vous ne rêvez pas. Nous sommes traités de fous, d'hérétiques, de satanistes, de nazis, etc.

http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1843

Vous ne rêvez pas. Les modernistes "sont plein d'amour".

http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1844

La théologie véhiculée par la messe traditionnelle est "dépassée".

http://www.dici.org/actualite_read.php?id=1848

Vous ne rêvez pas. Nous sommes trisomiques pour certains.

http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=468110

Vous ne rêvez pas. Voici comment certains "appliquent" le Motu proprio.
_________________
Extrait du chapitre 4 de Dignitatis Humanae :

"Les groupes religieux ont également le droit de ne pas être empêchés de choisir leurs propres ministres, de les former, de les nommer et de les transférer, d'édifier des édifices religieux..."


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Message Posté le : Aujourd’hui à 09:12 (2016)    Sujet du message : question soulevée par edelweiss

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