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Sermon du XXIIIe D. - Evoquation de la situation actuelle
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Edelweiss


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Message Posté le : Dim 19 Oct - 16:23 (2008)    Sujet du message : Sermon du XXIIIe D. - Evoquation de la situation actuelle Répondre en citant

Citation :
Résumé

La préoccupation de l’Église en ce Vingt-troisième dimanche après la Pentecôte :
la conversion des juifs à la fin du monde.
Les interprétations sur la multiplication des pains (à partir d’un sermon du Père Ventura).
La situation actuelle (dialogue interreligieux en général et dialogue judéo-chrétien en particulier).
Rappel sur la Tradition et la sainteté (Épître de ce jour).
Conseils pratiques.



Citation :
Sermon du « Vingt-troisième dimanche après la Pentecôte »

Mes bien chers frères,

L’enseignement de l’Église en ce dimanche concerne la conversion des juifs à la fin du monde. C’est en regardant la composition du propre de la messe avec les explications de Dom Guéranger que nous sommes instruits sur cette préoccupation. Ainsi nous apprenons que l'Évangile de ce vingt-troisième dimanche était jadis celui de la multiplication des cinq pains, et que d’autres passages de la sainte Écriture étaient choisis en fonction du salut à venir des fils d'Israël, que l’Église sait donc devoir être un jour unis à son corps. Et puis, à propos de la composition actuelle de ce dimanche, il nous est dit que bien que le choix de cet Évangile (celui que nous venons d’entendre) ne remonte pas à la plus haute antiquité, il entre cependant dans l'économie générale de la sainte Liturgie, toujours dans cette même préoccupation de l’Église. Dom Guéranger cite alors saint Jérôme qui nous dit que dans l'Homélie du jour, l'hémorroïsse guérie par Notre Seigneur figure la gentilité, tandis que la nation juive est représentée par la fille du prince de la Synagogue. Celle-ci (la Synagogue), ne devait retrouver la vie qu'après le rétablissement de la première (de la gentilité).

Après ces quelques explications d’ordre liturgique, regardons maintenant les interprétations sur cette multiplication des cinq pains qui était jadis l’Évangile de ce vingt-troisième dimanche après la Pentecôte.
L’Abbé Rupert cité par Dom Guéranger nous dit :

«Alors Jésus ouvrira pour les Juifs les cinq livres de Moïse, portés maintenant comme des pains entiers et non rompus encore, par un enfant, à savoir ce même peuple resté jusqu'ici dans l'étroitesse d'esprit de l'enfance ».

Tous ces détails ont leurs significations et pour comprendre celles-ci, nous retrouvons le Père Ventura dans son sermon sur la multiplication des pains1 qui nous dit en citant saint Augustin que dans le premier miracle, il y avait cinq pains, pour nous indiquer les rites de l'ancienne loi contenus dans les cinq livres de Moïse. Les cinq premiers livres de la Bible, constituant dans la religion juive la Torah, c'est-à-dire la loi, nous comprenons pourquoi le Père Ventura nous donne maintenant les explications suivantes :

« Les cinq pains du premier miracle étaient d'orge, dit-il. Or, l'orge est la nourriture des bêtes de somme et des esclaves (…). Ces cinq pains indiquaient parfaitement quel était l'esprit de la loi antique: un esprit de crainte et de servitude, comme saint Paul l'affirme ».

Et puis le Père Ventura en faisant remarquer que l’intérieur de l'orge est recouverte d'une enveloppe tenace, nous dit que cela signifie, selon saint Augustin que les pains fait avec cette semence représentent la loi mosaïque dans laquelle la vérité et la grâce étaient recouvertes par des symboles et des figures corporels. Si je regarde maintenant l’explication sur le fait que ces cinq pains d'orge étaient entre les mains d'un enfant, le Père Ventura nous donne cette explication en citant lui-même saint Augustin:

« Comment ne pas voir dans cette circonstance, dit-il, la condition des cinq livres mosaïques, qui se trouvaient entre les mains du peuple juif comme des pains dans la main d'un enfant inexpérimenté ? Ce peuple n'entendait-il pas et ne continue-t-il pas toujours à entendre cette loi divine dans un sens puéril, et ne l'observe-t-il pas sans en retirer de profit ? ».

D’autres explications nous sont encore données : « On ne vit l'intérieur des pains, dit-il, que parce que Notre Seigneur les rompit; et qu’ils ne furent suffisants à nourrir le peuple accouru, que parce que Jésus-Christ les bénit ».

Notre Seigneur, nous fait donc connaître par là, que les prophéties et les promesses de la loi ancienne, comme les mystères de la nouvelle, seraient restés cachés, s'il ne les avait lui-même expliqués et que les rites antiques, comme les nouveaux sacrements, n'auraient eu nulle vertu pour nourrir spirituellement le peuple juif et le peuple chrétien, s'il ne les avait lui-même, d'abord en figure, puis en réalité, comme fécondés par sa bénédiction.

Voilà donc comment Notre Seigneur a voulu personnifier l'ancienne Alliance dans la première multiplication des pains, mais aussi l’Alliance nouvelle, car dans la seconde multiplication, où il y avait sept pains, nous avons bien les sept sacrements de la nouvelle Alliance. Et comme c'est lui seul qui a opéré dans l'une et l'autre circonstance, il nous indique ainsi qu’en tant que Verbe de Dieu, il est antérieur au temps, et en tant que Médiateur, il est à la fois le Dieu de la Loi et le Dieu de l'Évangile. C'est donc lui qui a donné aux prophètes l'intelligence des mystères futurs, et qui a donné l'intelligence des mystères accomplis aux apôtres et aux évangélistes, et nous savons que cette intelligence des livres sacrés, Notre Seigneur leur donna après sa résurrection, quand il leur ouvrit l'entendement pour comprendre les mystères cachés des saintes Écritures.

Ainsi Notre Seigneur a confié à son Église, et à elle seule, et le dépôt, et l’interprétation des saintes Écritures.
Alors maintenant, mes bien chers frères, considérons de plus près l’actualité religieuse. Tout d’abord un
premier aspect sur la religion du peuple juif.

« Sa religion si belle, nous dit Dom Guéranger, fondée sur le désir et l'espérance, n'était plus qu'une attente stérile qui la tenait dans l'impuissance de faire un pas au-devant du Sauveur; sa loi incomprise, après l'avoir immobilisée, achevait de l'étouffer dans les liens d'un formalisme sectaire ».

Nous nous souvenons, en effet, que l’abbé Lémann dans son ouvrage L’histoire complète de l’idée messianique, après avoir rappelé la deuxième Épître à Timothée où l’Apôtre saint Paul signale que dans les derniers temps plusieurs s’écarteront de la foi et s’attacheront à des esprits d’erreurs et aux doctrines des démons, nous dit que cette défection annoncée pour les derniers temps de l’Église, s’est produite auparavant aux derniers âges de la Synagogue.

Toutes ces explications nous font donc goûter la grâce et l'économie de notre sainte religion, mais celles-ci nous font également saisir toute l’ampleur de la situation actuelle. Car ces temps périlleux des précurseurs de l’Antéchrist se concrétisent de plus en plus, mes bien chers frères !

Nous avons des faits récents touchant le domaine de l’interprétation des saintes Écritures et puis les dialogues interreligieux. Avant de les aborder, il est nécessaire que je vous rappelle un point de doctrine sur le Magistère de l’Église. Pour cela je reste avec le sermon du Père Ventura qui nous dit que Notre Seigneur :

« en ne voulant pas que les restes de ce pain et de ce poisson demeurent entre les mains du peuple, et en les faisant recueillir par ses disciples, nous dit bien clairement qu'il ne permet pas à la foule l'intelligence de ses mystères (…), qu'il n'a point constitué chaque chrétien interprète de son Évangile, dépositaire de ses doctrines et de ses grâces, mais qu'il a confié toutes ces choses à Pierre et aux Apôtres, au Souverain Pontife, aux évêques et aux prêtres ».

Par conséquent Notre Seigneur n'instruit pas les hommes, dans l'économie ordinaire de sa providence par le moyen de révélations immédiates et ne sanctifie donc pas nos âmes par des communications directes de sa grâce, mais il a établi dans son Église, un corps enseignant, auxquels il a confié ses doctrines et ses sacrements qui nous confèrent ses grâces. Par conséquent, c’est ici que nous mesurons toute l’ampleur des actions des hérétiques et des antichrists. En ce qui concerne l’hérésie protestante voici ce que dit le Père Ventura :

« On ne peut donc penser, sans répandre des larmes, dit-il, à la misère de ces pauvres chrétiens que l'hérésie a séparés de nous. Les protestants du libre examen et de l'évidence privée se forment d'eux-mêmes, par la lecture de la bible, une croyance selon leur jugement ou plutôt selon leur caprice et leurs passions ».

Or, si nous regardons les toutes dernières actions de la secte conciliaire pour mettre en place la religion universelle, nous observons que ces antichrists agissent précisément avec ces protestants, et avec d’autres. Le pseudo synode, qui s’est tenu ces jours derniers à Rome, nous montre l’avancée de leurs actions. Et comme à leur habitude, ils utilisent des termes appartenant à la vérité. Rappelez-vous ce que dit Mgr de Delassus dans son ouvrage La conjuration antichrétienne : « L’erreur la plus nuisible est celle qui est la plus proche de la vérité, ou celle qui en emprunte les termes ». En voici un exemple :

Dans un des chapitres de ce pseudo synode de pseudos évêques, sur l’interprétation des Saintes Écritures précisément, il est dit, je cite : « que dans la foi, on ne peut d’aucune manière séparer le Christ de l’Église dans l’accueil et dans l’interprétation de l’Écriture » ; ils empruntent donc les termes de la vérité, mais pendant ce temps, dans l’accord signé mardi dernier entre sociétés bibliques catholiques et protestantes, nous avons ce qui est contraire à la foi en l’Église et à son Magistère. En matière d’interprétation de la sainte Écriture, le pseudo cardinal Kasper annonce :

« Sur de nombreux points, l'interprétation est également commune, et aujourd'hui, catholiques et
protestants ont à peu près les mêmes instruments d'interprétation », et plus loin : « qu'il n'y a plus grande différence entre les communautés catholiques et protestantes pour ce qui est du rapport à la Bible ».

Alors comment cela a-t-il été rendu possible ? Eh bien pour cela il faut bien sûr revenir à Vatican II (d’eux). Les ennemis avaient introduit cette nouveauté, ce venin dans un des chapitres de la Constitution Dei Verbum, sur les versions de la Bible. Je vous cite le passage, et au mot Église, vous ne penserez pas : Église catholique, à son Magistère, mais vous penserez : secte conciliaire ; alors vous comprendrez. Voici ce qui a été introduit à la fin de ce chapitre de la Constitution en question :

« Que si une occasion favorable se présente, et avec l’autorisation de l’Église (secte conciliaire), ses versions sont composées en collaboration même avec les frères séparés, elles pourront être utilisées par tous les chrétiens ».

Voilà donc, mes bien chers frères, comment s’explique toute cette poussée actuelle dans ce domaine de l’interprétation de la Bible et de ses traductions; voilà la raison de ces 134 traductions au cours de ces 40 dernières années, et cela n’est pas fini, en collaboration avec ce qu’ils appellent désormais les « Églises soeurs »; et l’on comprend aussi pourquoi ils désirent une beaucoup plus large diffusion de la Bible dans toutes les langues. La mise en place de cette religion mondiale passe par cette étape nécessaire.

C’est pourquoi l’abbé Ratzinger est un personnage très opportun : à la différence de ses prédécesseurs qui ont préparé le terrain, lui est là pour établir les bases qui serviront à l’unité des religions qui se dessine. Mais vous allez encore mieux comprendre avec le second exemple que je vous donne.

Vous vous souvenez que l’erreur la plus nuisible est celle qui emprunte les termes de la vérité. C’est ainsi que nous avions le passage de ce pseudo synode stipulant que « dans la foi, on ne peut d’aucune manière séparer le Christ de l’Église dans l’accueil et dans l’interprétation de l’Écriture », termes, je l’ai dit, empruntés à la vérité, or dans ce même synode, dans le n° 37 intitulé : La Parole de Dieu, source du dialogue entre chrétiens et juifs (titre évocateur), il est décrété, je cite : « d’éviter toute théologie de la substitution; dans la lecture chrétienne de l’Ancien Testament, de laisser une place à la lecture juive; de partager avec les juifs l’attente eschatologique ». Alors arrêtons-nous sur ces propositions qui sont du reste déjà pratiquées.

Tout d’abord : « éviter toute théologie de la substitution ». Ces termes ne vous disent peut-être rien, mais la théologie de la substitution, c’est tout simplement, mes bien chers frères, la doctrine catholique selon laquelle l’ancienne Alliance est abolie par la nouvelle et éternelle Alliance scellée par le précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi, selon leur dire, « éviter toute théologie de la substitution », rendez-vous compte, c’est ni plus ni moins retirer les paroles de la consécration à propos du Précieux Sang de Notre Seigneur, c’est retirer ces paroles divines: « le Sang de la nouvelle et éternelle Alliance» ! C’est nier les paroles de Notre Seigneur Jésus-Christ, c’est en quelque sorte nier la Rédemption et les sacrements de la nouvelle Alliance, et jusqu’à l’institution même de l’Église !

Ces gens là sont des antichrists, selon la définition qui nous est donnée par saint Hilaire de Poitiers, cité par le cardinal Pie : « La signification propre du nom d'antéchrist, c'est d'être contraire à Jésus-Christ ». Ainsi, si vous regardez maintenant comment l’on vous présente la théologie de la substitution, vous trouvez : « Doctrine selon laquelle le christianisme aurait été substitué au judaïsme dans le dessein de Dieu ». Vous avez même une déclaration d’un pseudo évêque qui a déclaré en 2004 : « Aujourd'hui, l'Église a répudié toute "théologie de la substitution" et reconnaît l'élection actuelle du peuple juif, "le peuple de Dieu de l'Ancienne Alliance qui n'a jamais été révoquée" ». Et celui-ci stipule qu’il se base sur l’expression de Wojtyla-Jean-Paul II devant la communauté juive de Mayence en novembre 1980. Mais, vous le voyez, mes bien chers frères, tout cela a été préparé par la déclaration Nostra Aetate de Vatican II, qui effectivement le permettait.

Voilà donc ce qui concerne la première proposition : « éviter toute théologie de la substitution », et puis vous avez également « laisser une place à la lecture juive dans la lecture de l’Ancien Testament», qu’est-ce à dire sinon introduire, pour le moins, le sens obscur de l’Ancien Testament selon la religion juive. Et puis il y a cette citation du Talmud par l’abbé Ratzinger qui rentre en jeu également. Je vous ai déjà commenté ses propos à l’Elysée, mais il y a ce fait dans son allocution à la délégation des responsables de la communauté juive locale, à Paris.

Ce qui est nouveau, ce n’est pas son apostasie répétée sur l’ancienne Alliance jamais abolie, ni son refus obstiné de prêcher véritablement l’Évangile, afin de procurer la vie éternelle aux pauvres juifs obstinément aveugles depuis près de 2000 ans, mais c’est de citer le Talmud. Et cela même Wojtyla-Jean-Paul II, n’avait jamais osé le faire, encourageant ainsi les juifs dans leur religion et partageant avec eux cette attente eschatologique, ce qu’il avait déjà fait il y a quelques mois dans ses voeux de la Pâque juive, mettant donc en application cette troisième proposition délibérée dans ce pseudo synode.

Alors un rapide aperçu sur ce qu’est le Talmud s’impose. Ce que nous en disent les abbé Darras et Rochbacher nous montre que ce qu’a fait l’abbé Ratzinger est blasphématoire à l’encontre de Notre Seigneur Jésus-Christ et à l’égard des milliers de martyrs chrétiens morts à cause des enseignements mêmes du Talmud. L’abbé Darras, en effet, dans son Histoire de l’Église, nous révèle que l’esprit qui transpire à chaque ligne dans le Talmud, cette collection de traditions pharisaïques prônées par les rabbins depuis les premiers siècles, est celui d’une haine fanatique contre le nom et la doctrine de Jésus-Christ.

Et puis l’abbé Rohrbacher, dans son Histoire Universelle de l’Église Catholique, nous dit que bien loin d’ouvrir les yeux à la lumière, les docteurs juifs ou rabbins s’appliquèrent plus que jamais à s’aveugler eux-mêmes et avec eux leurs compatriotes. Le Talmud, principalement parce qu’il obscurcit le vrai sens des prophéties concernant Notre Seigneur, qui leur montre Notre Seigneur Jésus-Christ, est donc bien le plus grand obstacle à leur conversion.

Voilà donc ce qu’est ce livre qui, pour rester dans l’enseignement de ce dimanche, détourne le vrai sens des Écritures, et c’est donc ce livre que cite l’abbé Ratzinger. Et voilà également pourquoi ces personnages (et ce personnage) sont les plus dangereux, car ce sont ceux qui ont la vérité sur le visage et l’erreur dans le sein, pour reprendre les justes avis de Mgr Delassus.

Nous voyons donc une fois de plus comment nous sommes dans ces temps périlleux des précurseurs de l’Antéchrist, mais ceci nous fait avancer également dans une meilleure compréhension de la conversion des juifs, que l’Église, nous l’avons vu, sait devoir être un jour unis à son corps. Nous voyons donc que Notre Seigneur leur ouvrira les cinq livres de Moïse, et c’est alors que selon ce que nous dit saint Jean Chrysostome :
« qu’Il rétablira la foi des Juifs (…), et qu’il les amènera de leur incrédulité passée à une foi humble et fervente ».

Marie Des Vallées, religieuse mystique au XVII° siècle, parle pour les derniers temps de l’Église « d’une connaissance des Écritures et d’un sens qu’elle n’a point encore connu». Sans pouvoir l’affirmer ou l’infirmer encore, il se pourrait que cela soit une lecture de l’Ancien Testament (à partir de l’alphabet hébreu ? la question est posée) faite à l’aide de la puissance mathématique des ordinateurs. Quoi qu’il en soit, dans ces derniers temps la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ sera répandue alors dans toute la terre. Et puis nous savons également le rôle du prophète Elie. Saint Jean Chrysostome, dans ce même sermon, lorsqu’il nous explique la confusion entretenue par les scribes sur les deux avènements de Notre Seigneur, nous dit :

"Quand Elie viendra, il rétablira toutes choses ", c’est-à-dire : « ils croiront alors ce prophète, parce qu’ils le connaîtront mieux; mais principalement, parce que la gloire de Jésus-Christ sera répandue alors dans toute la terre et qu’elle sera plus brillante que le soleil. Mais lorsqu’à ces raisons Dieu ajoutera encore la prédication de ce grand prophète qui publiera hardiment que Jésus est le Fils de Dieu, il ne faut point douter que les Juifs (d’alors) ne le reçoivent et qu’ils ne l’écoutent avec beaucoup de docilité ».

Alors, mes bien chers frères, après cet enseignement, et ces mises en garde également, vous l’aurez compris, associons-nous à cette préoccupation de la véritable Église de Notre Seigneur Jésus-Christ que nous savons éclipsée. Nous savons comment il a établi dans son Église, un corps enseignant, auxquels il a confié ses doctrines et ses sacrements qui nous confèrent ses grâces, eh bien gardons la Tradition en cette période de l’Église éclipsée.

Dom Guéranger nous donne un bel aspect de la Tradition ce matin en commentant l’Épître aux Philippiens, ce qui vient d’ailleurs relancer l’appel à notre sanctification personnelle, qui ne l’oublions pas demeure la sollicitude de l’Église en cette fin d’année liturgique.

Au moment où saint Paul écrivait aux Philippiens, saint Clément, premier successeur de saint Pierre, est donc cité comme l’imitateur de ces illustres modèles, « appelé, nous dit dom Guéranger, à perpétuer dans le troupeau confié à ses soins la règle des moeurs, moins encore par la fidélité de l'enseignement que par la force de l'exemple ».

Et notre auteur nous présente alors comme une synthèse ici de ce que nous venons de voir :

« L'unique Épouse du Verbe divin (l’Église), dit-il, se reconnaît à l'incommunicable privilège d'avoir en elle, par la sainteté, la vérité toujours vivante et non point seulement lettre morte. L'Esprit-Saint n'a point empêché les livres sacrés des Écritures de passer aux mains des sectes séparées; mais il a réservé à l'Église le trésor de la tradition qui seule transmet pleinement, d'une génération à l'autre, le Verbe lumière et vie, par la vérité et la sainteté de l'Homme-Dieu (Notre Seigneur) toujours présentes en ses membres, toujours tangibles et visibles en l'Église ».

Et puis dom Guéranger nous dit aussi à propos de la sainteté, que celle-ci, inhérente à l'Église, est la tradition à sa plus haute expression, parce qu'elle est la vérité non seulement proférée, mais agissante, comme elle l'était en Jésus-Christ, comme elle l'est en Dieu. C'est là le dépôt que les disciples des Apôtres recevaient avec la mission de transmettre à leurs successeurs, comme les Apôtres eux-mêmes l'avaient reçu du Verbe fait chair.

C’est pourquoi, mes bien chers frères, l’Apôtre saint Paul ne se borne point à confier l'enseignement dogmatique à son disciple Timothée, mais il lui dit: « Sois l'exemple des fidèles dans la parole et la conduite». Et il redisait à Tite: « Montre-toi un modèle, en fait de doctrine et d'intégrité de vie. » Et il répétait à tous : « Soyez mes imitateurs, comme je le suis de Jésus-Christ ».


Alors observons ces recommandations et je vous donne pour cela quelques conseils pratiques, que Dom Guéranger d’ailleurs expose dans ses commentaires aujourd’hui ; il recommande la lecture des bons livres, l'étude de la vie des saints.

Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus dont je vous ai parlé au début du mois, a pu faire cette ascension spirituelle que nous lui connaissons grâce à deux ouvrages : l’Imitation (de Notre Seigneur) qui ne la quittait jamais, et puis l’ouvrage de l’abbé Arminjon dont le titre évocateur s’intitule: Fin du monde présent et mystères de la vie future, contenant neuf conférences dans lesquels celui-ci vise à lutter contre l’absence de l’esprit surnaturel et l’oubli profond de la vie future. C’est avec ce livre qu’elle a été amenée à préciser l’orientation définitive de sa vie. Alors lisez les explications des Saints Évangiles recommandées par l’Église, et puis la vie des saints. La vie du missionnaire au Tonkin que sainte Thérèse avait pris d’affection, le bienheureux Théophane Vénard, est admirable. Si vous lisez ses lettres envoyées lors de ses dernières heures avant son martyre, vous aurez, mes bien chers frères, une idée de l’esprit surnaturel et le désir de la vie future.

Désirons donc aller au ciel ! Et pour cela il faut l'observation, selon l'expression de l’Épître de ce matin, l'observation respectueuse de la vie du fidèle catholique, l’union entre personnes pleinement catholiques et vertueuses, et cela aussi dans la pratique, dans votre pratique religieuse dominicale. C’est un secours nécessaire dans l'oeuvre de la sanctification personnelle et l'accomplissement des vues de Dieu. A ce propos je dois alors vous remercier, et vous féliciter, selon l’esprit même de l’Épître d’aujourd’hui, pour votre aumône envers la famille en difficulté, aumône qui est allée au-delà ce qu’elle espérait et celle-ci, me charge bien sûr de vous transmettre ses actions de grâces. Comme prévu des messes sont célébrées à toutes vos intentions. Que cette aumône qui a été accomplie dans le sens des rachats de vos péchés, serve alors d’exemple et nous incite à persévérer dans cette fréquentation de pensées avec les élus de la terre et du ciel.

« Cette fréquentation de pensées avec les élus de la terre et du ciel, nous dit Dom Guéranger, nous éloignera des mauvais, qui repoussent la croix de Jésus-Christ et ne rêvent que de honteuses satisfactions des sens. Elle placera véritablement notre conversation dans les cieux ».

En attendant, nous demeurerons fermes en lui, Notre Seigneur, malgré la défection de tant de malheureux entraînés par le courant qui emporte le monde à sa perte. Ce que nous vivons à l’heure actuelle ne peut qu’accroître en nous la sainte espérance. Soyons fidèles et unis comme le recommande l’Apôtre saint Paul.

Prions la très sainte Vierge Marie tout particulièrement dans ce mois d’octobre, le mois du très saint Rosaire, pour le Règne de son divin Fils, le Règne du Sacré-Coeur. Ne nous laissons pas troubler par des doutes engendrés par certaines lectures actuelles sur ce sujet. Pendant que se dérouleront à Lourdes les différentes cérémonies ou réunions, en la fête du Christ-Roi-de France, nous prierons ici ou en union entre nous, pour les véritables intentions de l’Église et de la France, pour que Notre Seigneur et sa très sainte Mère règnent dans nos coeurs, en nous rappelant tout ce que comporte l’établissement du Règne du Sacré-Coeur, dans la pédagogie divine, puisqu’il veut régner et qu’il règnera, mes bien chers frères, malgré ses ennemis, sur la France, et par la France sur le monde entier.

Ainsi soit-il.

Abbé Michel Marchiset




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Message Posté le : Dim 19 Oct - 16:23 (2008)    Sujet du message : Publicité

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Christine


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Inscrit le: 28 Jan 2008
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Message Posté le : Dim 19 Oct - 22:25 (2008)    Sujet du message : Sermon du XXIIIe D. - Evoquation de la situation actuelle Répondre en citant

Méheu je croyais que les juifs étaient nos grands frères dans la Foi ????
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Pater familias


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Inscrit le: 27 Jan 2008
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Message Posté le : Dim 19 Oct - 22:41 (2008)    Sujet du message : Sermon du XXIIIe D. - Evoquation de la situation actuelle Répondre en citant

S'ils sont nos frères c'est plutôt d'une fraternité telle que celle de Caïn et d'Abel...
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TIMEO DANAOS ET DONA FERENTES


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Message Posté le : Aujourd’hui à 19:23 (2016)    Sujet du message : Sermon du XXIIIe D. - Evoquation de la situation actuelle

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